Articles similaires

Nationale

#TITRE

249

Mission accomplie pour le panel du dialogue

7 septembre 2019 | 00:30
panel Aziza Mehdid


La fin de mission de l’Instance de dialogue et de médiation conduite par Karim Younès est imminente d’autant que son équipe n’agissant pas indépendamment, n’a d’autres choix que de s‘adapter « aux exigences de la situation politique du pays ».
En effet, le coordinateur de l’Instance de dialogue et de médiation, Karim Younès, a affirmé ce samedi que le rapport final du panel est fin prêt en vue de le remettre au chef de l’Etat Abdelkader Bensalah. Une décision très prévisible au vu des dernières évolutions des événements politiques qui ont prévalu sur la scène nationale la semaine dernière.
C’est en marge de la réunion de la commission juridique de ladite Instance, que Karim Younès a rappelé qu’une copie de la première ébauche a été remise aux différents partis politique aux fins d’un éventuel enrichissement.
Chose à laquelle certaines formations politiques, précise-t-il, ont répondu favorablement alors que d’autres se sont abstenues. Évoquant l’ensemble des propositions élaborées et rendues publique la semaine passée par le panel de dialogue, son coordinateur a affirmé l’annulation du code électoral de la condition exigeant « la collecte de 600 signatures individuelles des élus aux candidats qui se présentent aux échéances présidentielles ».
Cependant, les recommandations de ladite instance proposent l’exigence aux futurs prétendants aux élections présidentielles d’avoir un niveau universitaire. La réunion de la commission juridique tenue hier visait essentiellement à « fédérer » les divers points de vue exposés, dans le souci de faire émerger « une vision consensuelle », selon les précisions apportées par Abdelwahab Bendjelloul, membre de la commission en question.
De ce fait, la démarche des membres du panel de dialogue est désormais plus explicite, et se focalise exclusivement sur l’élaboration de la loi organique relative à « l’autorité nationale des élections », dont la mise en place s’avère indispensable pour passer, le plus vite possible, à l’organisation des élections. Ce qui a été, d’ailleurs, signifié par Bendjelloul qui a indiqué que l’Instance se consacre au parachèvement de la loi organique liée à la création et au fonctionnement de cette autorité. Ajoutant que l’on procède, en ce moment, de manière à faire prévaloir des points de convergence des différentes propositions faites et soumises en la matière.
Les propositions du panel ont créé le « buzz » dans les médias nationaux et suscité de vives réactions au sein des dynamiques de la société civile.
Élaborées à la hussarde et sans la consultation de certains des membres du conseil consultatif de cette Instance, ces propositions ont été fortement controversées par, non seulement les partis politiques participants aux rencontres de consultation, mais également par les personnalités composant ce conseil.
Ce dernier, pour rappel, a été créé le 17 août écoulé afin de jouer, initialement, un rôle de consultation et de validation de toutes les propositions émanant du panel de dialogue.
À ce propos, Mohamed Aziz Derouaz, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, dénonce « une mise à l’écart injustifiée » de la part des membres de l’instance de dialogue, raison pour laquelle il a démissionné du « comité des sages ». Et de dénoncer à ce titre sur sa page facebook : « j’ai été surpris de prendre connaissance du contenu d’un projet de texte de loi élaboré par l’instance de dialogue et de concertation et transmis aux acteurs politiques et de la société civile, sans que les membres du conseil consultatif aient été consultés ».
Quant à son adhésion au panel de dialogue, Derouaz n’éprouve aucun regret et se dit convaincu de la nécessité d’organiser des élections démocratiques et libres comme sortie de crise toutefois, il émet des réserves sur l’accélération de ce processus. 
Le retrait de cet ancien ministre des Sports vient ainsi s’ajouter à la cascade de défections qu’a connu l’instance de dialogue depuis son installation. Le premier à avoir rendu le tablier, pour rappel, était l’économiste Smaïl Lalmas, juste après le discours du chef de l’état-major de l’armée du 30 juillet dernier rejetant toute mesure d’apaisement devant précéder le processus de dialogue. Lalmas avait indiqué, à ce propos, que toute bonne volonté d’amorcer un dialogue national franc et responsable nécessitera des mesures d’apaisement, à savoir la remise en liberté des détenus d’opinion, l’ouverture du champ audiovisuel ainsi que l’allégement du dispositif sécuritaire au niveau des accès de la capitale les jours des marches populaires.
Aussitôt après Smail Lalmas, Azzedine Benaissa, professeur à l’université de Tlemcen avait déposé sa démission. Ces défections en série ont, à coup sûr, mis à mal la crédibilité de l’Instance de dialogue, qui avait, au début de sa mission, du mal à convaincre plusieurs personnalités nationales et acteurs de la société civile à y adhérer et donner un crédit à cette démarche. Une démarche qui, semble-t-il, subit une « entorse » à mi-chemin, puisque l’on balaye d’un revers de main plusieurs rencontres programmées dans différentes wilayas du pays, et que l’on décide l’annulation de la conférence nationale devant sanctionner le travail de cette Instance. 

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

  

Facebook

Twitter