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Messahel : l’avenir du Mali est entre les mains des Maliens

29 juillet 2017 | 18:17
S. T.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a affirmé que l’Algérie continuera d’être un partenaire loyal du Mali pour retrouver sa sécurité et sa paix, appelant les Maliens à « s’approprier » le processus de paix du pays, non sans souligner que L’application de l’accord d’Alger est tributaire de la volonté des parties signataires à le mettre en œuvre, à travers la confiance et le dialogue permanent.

Messahel a réitéré l’engagement de l’Algérie à accompagner le peuple malien dans sa quête de maintenir sa cohésion et sa souveraineté.

« Il s’agit beaucoup plus d’une affaire entre Maliens. L’accord (d’Alger signé à Bamako) est là et c’est l’histoire qui déterminera de son efficience.

L’accord ne peut être appliqué que s’il y a une volonté de le mettre en œuvre ce qui engage, principalement, la responsabilité des parties signataires », a déclaré Messahel à l’issue de ses entretiens avec le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Mali, chef de la MINUSMA, Mahamet Saleh Annadif.

« L’Algérie continuera d’être un partenaire loyal du Mali et des Maliens », a assuré Messahel à l’issue d’une audience accordée à son homologue malien, Abdoulaye Diop, dans le cadre de la 12e session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien tenu vendredi et samedi à Alger.

Messahel a ajouté avoir évoqué avec Diop, la nécessité pour les Maliens de « s’approprier ce processus qui est le leur car l’avenir du Mali est entre les mains des Maliens », soulignant que l’Algérie « continuera à contribuer à ce que cette notion d’appropriation soit une réalité », estimant qu’il n’y point alternative au dialogue et à la réconciliation nationale.

« Nous sommes engagés à accompagner le Mali dans ce processus », a insisté Messahel, ajoutant qu’il « y a des responsabilités de l’ONU, celles des autres partenaires du Mali, mais, il faut avoir un même agenda, celui de préserver l’unité, l’intégrité territoriale et nationale du Mali », précisant que l’Algérie « encourage les Maliens à ce que le dialogue soit inclusif et qu’il se base sur la mise en œuvre de l’Accord de Bamako, issu du processus d’Alger ».

Il a indiqué, dans ce sens, qu’un accord « n’est valable que s’il y a eu sa mise en œuvre qui reste liée à la volonté des partenaires et des signataires », plaidant à cet effet, pour un rapport de « confiance » entre les parties prenantes qui ne peut s’instaurer que s’il « y a un dialogue réel inter-maliens ».

Par ailleurs M. Messahel a indiqué avoir abordé avec M. Diop les questions liées au terrorisme, à la contrebande, au crime organisé, à la migration clandestine. Au plan bilatéral, il a défendu le principe d’une réelle coopération bilatérale fondée sur un caractère multiforme. 

De son côté, le responsable malien « a salué le rôle important de l’Algérie dans le processus de paix au Mali », estimant que « qu’elle qu’en soit la grandeur du rôle de l’Algérie, elle ne pourra pas faire ce que les Maliens doivent faire »,

Notant que le Comité bilatéral stratégique algéro-malien « constitue une chance pour les deux pays de trouver un cadre de concertation qui reflète la spécificité de leurs relations », M. Diop a déclaré que l’Algérie « n’est pas un pays ordinaire pour le Mali », exprimant le vœu que « l’Algérie, sous le leadership du président Abdelaziz Bouteflika qu’on appelle affectueusement ‘Abdelakder le Malien’ », continue à travailler avec le Mali dans l’intérêt des deux pays notamment pour la partie malienne afin qu’elle puisse « tourner les pages sombres traversées ces dernières années ».

Faisant une évaluation de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, M. Diop a affirmé qu’il « y a eu des avancées appréciables, mais il y a aussi beaucoup de difficultés », estimant que les autorités maliennes « sont déterminées à mettre en œuvre cet accord de façon intégrale pour amener la sécurité pour les maliens, et faire en sorte que cette sécurité puisse être bénéfique à ceux qui sont autour de nous ».

Sur le plan bilatéral, M. Diop a appelé les hommes d’affaires algériens et maliens, activant dans différents secteurs, à « créer des liens physiques pour développer les infrastructures et les économies des deux pays voisins et faire en sorte que les richesses et potentialités dont regorgent l’Algérie et le Mali, puissent bénéficier plus aux populations ».

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