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Messahel : Le terroriste Ag Ghali a des liens avec des services de renseignement

26 janvier 2018 | 22:52


Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a accusé des services de renseignement d’entretenir des liens avec le terroriste malien Iyad Ag Ghali, auteur de plusieurs attentats et enlèvements dans la région du Sahel et qui tente de faire capoter l’accord de paix intermalien.

Dans un entretien accordé à Radio France Internationale (RFI), Messahel a souligné qu’Ag Ghali est "blacklisté" par les Nations unies et que l’Algérie, qui met en œuvre les décisions de l’organisation onusienne, lutte contre son groupe, précisant « qu’Iyad Ag Ghali était allié au terroriste Mokhtar Belmokhtar et aux autres, quand il y a eu l’enlèvement des diplomates algériens à Gao. Le ministre a, dans le même sens, indiqué qu’il a "beaucoup de choses à dire sur Iyad et sur les services qui ont des liens,qui ont des liens avec lui ». Messahel n’a pas cité les noms des services de renseignements auxquels il faisait référence, mais plusieurs source pointent du doigt les services de renseignements français et auparavant libyens.
Iyad ag Ghali a créé le groupe Ansar Eddine pour devenir l’allié de la nébuleuse djihadiste d’Al Qaida la région du Mali formée autour d’Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar et les "Katibas du Macina", un mouvement séparatiste dirigé par le Peul Amadou Koufa, actif dans le centre du Mali. Les États-Unis ont mis à prix sa tête à 5 millions de dollars.
Le chef terroriste d’Ansar Eddine est devenu parmi les plus recherchés dans le Sahel. Par ailleurs, Messahel a estimé que les Maliens doivent s’approprier le processus de mise en œuvre de l’Accord d’Alger pour régler définitivement le conflit. « Nous nous sommes beaucoup investis dans le processus qui a amené aux accords d’Alger. Nous pensons, nous continuons à penser – d’ailleurs, tout comme pour ce qui est de la Libye –, que le problème concerne d’abord les Maliens, c’est à dire toutes les parties signataires. Il faut que les Maliens s’approprient le processus de mise en œuvre des engagements qu’ils ont pris », a expliqué le chef de la diplomatie algérienne.
M. Messahel, qui s’exprimait en marge du Conseil des ministres de l’Union africaine à Addis-Abeba, s’est dit "certain" que s’il y a une "véritable" prise en charge du processus, "sans interférence", "on aura franchi de grandes étapes dans le retour de la paix et la stabilité, dans la préservation de l’unité, la souveraineté de ce pays voisin, avec lequel nous partageons beaucoup de choses".
"Donc, s’il y a une volonté partagée de faire avancer les choses, tant mieux.
D’ailleurs, nous y travaillons pour cela", a-t-il ajouté, soulignant que tout ce qui va dans le sens de rapprocher les points de vue est une "bonne nouvelle".
"Aujourd’hui, le Mali est confronté à beaucoup de défis.
Des défis sécuritaires, des défis de développement. Ils ont des échéances nationales. Je pense que s’il y a des gens qui peuvent être rassembleurs quelque part, tant mieux. Tant mieux pour le Mali", a-t-il fait savoir.

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