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Mékidèche déplore l’attitude de l’UE

18 avril 2018 | 22:01
Zineb.M

Le vice-président du Conseil économique et social, Mustapha Mékidèche, rejoint le FCE et l’UGTA pour déplorer le mécontentement de l’Union européenne vis-à-vis de la décision de l’Algérie de limiter ses importations, notamment de la zone euro. « L’UE s’aventure à mettre les pieds dans le plat, en s’adonnant à des critiques contre les décisions prises par les autorités algériennes sur la base du principe de précaution et de sauvegarde », a-t-il déclaré sur les ondes de la radio Chaîne 3 lors de l’émission « L’invité de la rédaction ». Le vice-président du CNES a jugé les positions de l’UE « paradoxales », d’autant que le moment est « mal choisi » pour faire de telles déclarations. « Ces réactions ont lieu, de plus, au moment où sont levées les restrictions sur certains intrants nécessaires à l’économie algérienne et en même temps, d’importants contrats ont été conclus avec l’Italie dans le domaine des hydrocarbures et avec des entreprises européennes dans le secteur de l’automobile », a-t-il noté.

Dans un contexte marqué par un « dynamisme des échanges avec l’Union européenne », le vice-président du CNES juge « exagérés » les propos de la commissaire au Commerce de l’Union, tout comme ceux de son ambassadeur à Alger. Mekideche a regretté l’absence d’une attitude plus compréhensive » de la part des partenaires économiques européens à un moment, rappelle-t-il, où l’Algérie est confrontée à une baisse drastique de ses recettes en devises. Il trouve « curieux » que l’UE accable l’Algérie en lui faisant un « faux procès » et en l’accusant de limiter ses importations alors que notre pays met en place des politiques de diversification et de promotion du secteur privé. Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) et l’UGTA avaient également exprimé mardi dernier leur « préoccupation » suite aux déclarations de responsables d’institutions de l’Union européenne sur les mesures engagées par l’Algérie pour faire face au déséquilibre de sa balance des paiements et au déficit budgétaire qui menaçaient sa souveraineté financière et économique.

Les deux partenaires socioéconomiques ont indiqué dans une déclaration que « ces mesures de protection ne remettent nullement en cause la volonté de l’Algérie de consolider sa coopération économique avec ses partenaires stratégiques, dont l’UE fait partie ». Cependant, poursuit cette déclaration commune, « eu égard à la conjoncture qui peut produire des conséquences graves sur l’économie nationale, il nous paraît que nos partenaires devraient plutôt appuyer les efforts de l’Algérie tant les réformes introduites sont de nature à renforcer ses performances économiques et, de façon corollaire, à intensifier le volume de sa coopération internationale ». Le FCE et l’UGTA ont jugé utile de noter que « la montée des protectionnismes dans de nombreux pays dits développés et industrialisés n’a pas provoqué de réactions de cette nature ». La polémique entre l’Algérie et l’UE a commencé il y a une dizaine de jours lorsque la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, devant les commissions des Affaires économiques et des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, avait accusé l’Algérie de ne pas respecter ses accords commerciaux avec l’Union européenne, ce qui, revenait à « favoriser les intérêts de la Chine ». « En Algérie, beaucoup de choses se font qui ne sont pas en conformité avec nos accords de libre-échange », avait-elle affirmé, en proposant de trouver des solutions, quitte à évoquer, dans l’accord, les clauses de règlement de différend. Pour rappel, l’Accord d’association entré en vigueur en septembre 2005 prévoyait

un démantèlement graduel de deux listes de produits européens à l’importation en Algérie, dont l’une sera complètement démantelée en 2012 et l’autre en 2017, année de l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange. Mais l’Algérie avait demandé à l’UE de lui donner plus de temps et a fini par obtenir un report de trois ans du calendrier du démantèlement tarifaire, prévu par l’Accord d’association avec l’Union européenne.

Celui-ci a donc été reporté à 2020. Le nouvel accord, qui avait été jugé insuffisant par les observateurs de la scène économique, stipule un réaménagement de 36 contingents préférentiels de l’UE pour les produits agricoles et produits agricoles transformés. En obtenant un décalage de la date butoir, l’Algérie devrait éviter un manque à gagner pour le Trésor de 8,5 milliards de dollars. Un chiffre calculé à partir d’estimations officielles, basées sur une simulation avec une facture constante des importations en provenance de l’UE sur la période partant de 2010, date du gel par l’Algérie du processus de démantèlement, à 2017.

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