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Marché du travail : Inadéquation entre formations et besoins

29 janvier 2019 | 21:08
Salon Lilia Ait Akli

L’inadéquation entre les formations assurées à l’université, au Centre de formation où à l’école privée avec les besoins réels des entreprises se fait ressentir sur le terrain. D’où la nécessité d’adapter ces formations en fonction des besoins du marché du travail. C’est ce qu’a indiqué le Commissaire du Salon de l’emploi et de la formation qui se tient jusqu’au 31 janvier.

Cependant, un total de 2 400 postes d’emploi sont à pourvoir par ces jeunes demandeurs d’emplois qui se sont rués, dès la première heure de l’ouverture du Salon, des CV à la main. Plusieurs secteurs recrutent donc les compétences ; entre autres, le secteur pharmaceutique, l’agroalimentaire, le bâtiment. En effet, le stand de Sanofi Aventis a connu un grand engouement de la part des diplômés, idem pour l’entreprise Kit Construction, présente aves 540 postes d’emploi. « La plomberie, la menuiserie aluminium, l’architecture d’intérieur, technicien en énergie solaire…sont les métiers de l’avenir », a signalé Nadir Cherrouk, directeur général de la SARL qui a présenté la nouveauté, qui consiste en une formation qualifiante en partenariat avec un CFPA pour les moins de 18 ans avec un poste d’emploi à la clé. L’entreprise portuaire d’Alger, présente aussi à cet événement, compte pour sa part sensibiliser sur les métiers des ports, qui sont, nous a-t-on signalé, méconnus par les demandeurs d’emploi. Plusieurs entreprises, pourtant des secteurs recruteurs, comme signalé par le commissaire du Salon, n’ont pas pris part à ce rendez-vous.

Belkhiri, qui dit que la tenue de ce Salon entre dans le processus de résorption du chômage, estime que la situation délicate que traverse le pays sur le plan économique encourage certaines filières, citant l’électroménager et l’automobile, à se redéployer, créant ainsi des postes d’emploi. Il a par ailleurs souligné l’inadéquation entre les spécialités demandées et celles formées, notamment à l’université, qui tarde à réagir à un marché en constante évolution. « Certes, les choses s’améliorent, mais ça reste insuffisant. L’université forme encore dans des métiers dépassés par le temps », a-t-il précisé, expliquant cette lenteur par la nécessité d’enclencher tout un processus de réforme. Contrairement aux écoles privées qui s’adaptent plus au moins vite aux besoins du marché au risque de mettre la clé sous le paillasson. Selon lui, aujourd’hui, on forme dans des spécialités qui « ne servent à rien », ou en quantité qui dépasse les besoins du marché. Il cite l’exemple des milliers de biologistes formés annuellement alors que le besoin est de beaucoup inférieur à ce chiffre.

C’est dans ce sens, poursuit-il, qu’intervient la formation complémentaire qui permettrait à ce diplômé de trouver un emploi. Car, une entreprise doit s’adapter aux nouvelles technologies au risque de disparaître, notamment avec la présence sur le marché des entreprises étrangères qui ont enregistré des avancées en la matière. D’où le recrutement des compétences qui vont développer leur service. Cette 13e édition du Salon, à laquelle prennent part 80 participants entre écoles et entreprises, se veut un espace de mise en relation des demandeurs d’emploi avec les entreprises à la recherche de compétences et avec les écoles de formation. Plus de 20 000 visiteurs sont par ailleurs attendus.

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