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Manifestations du 11 décembre 1960. De Belcourt à Manhattan

10 décembre 2018 | 18:30
11Décembre1960 Amel Saïdi

Les Algériens se rememorent ce mardi le 58ème anniversaire du soulèvement du 11 décembre 1960. Un évènement qui a constitué une tournure dans le combat libérateur contre le colonialisme. Une colère lancée dans le quartier de Belcout à Alger qui s’est étendue ensuite à plusieurs villes du pays pour être ensuite entendue au siège de l’ONU à Manhattan om était débattu la question algérienne. Ces manifestations ont consacré la rupture entre les partisans de la 3e voie et les tenants de l’Algérie francaise. 

Tout a commencé, pour ce qui est de la capitale, à Belouizdad, ex Belcourt, précisément au marché Laâquiba fréquenté par les « Arabes » (terme colonialiste désignant les Algériens ).
Ce jour-là, qui reste gravé dans la mémoire collective, et date historique de l’Algérie combattante, des milliers d’hommes, de femmes et d’adolescents sont sortis spontanément pour dire « Bob à la France ! », et pour dire au monde entier que « l’Algérie musulmane » ne baissera jamais la tête devant De Gaulle, le président français qui venait de faire un discours à Ain Témouchent. Le Général, d’une manière pernicieuse, appelait les « Musulmans » et les « Européens » à construire un destin commun. Autrement dit, la France n’avait aucunement l’intention de quitter l’Algérie. Le 10 décembre 1960, à Aïn Témouchent, une halte officielle effectué par le général De Gaulle, qui devait visiter plusieurs villes d’Algérie, l’accueil a été houleux. Des banderoles sur lesquelles était mentionnées : « Algérie algérienne », suivit par des chants patriotiques. On y tenait pour la première fois le drapeau algérien : une partie en blanc, une partie en vert et au milieu un croissant et une étoile de couleur rouge. Les Algériens ainsi que le colonialisme venaient de découvrir le drapeau de l’Algérie combattante, aujourd’hui emblème national. D’une voix non convaincante à l’Hôtel de Ville de Tlemcen, le général De Gaulle a adressé un discours aux « deux communautés, musulmanes et françaises d’Algérie », les invitant à « coopérer pour construire ensemble l’Algérie de demain ». Le peuple s’opposa déjà à cette mascarade et réagit par des manifestations : le 10 décembre, des premiers barrages opposent Algériens et force française à Belcourt, Alger-centre, Hussein dey. Les manifestations enflent et gagnent beaucoup d’autres quartiers notamment, Salembier, Birmeradraîes, le Vieux Kouba… La police riposte avec des gaz lacrymogène avant de tirer à vue. Le lendemain du 11 décembre 1960 à 9 heure du matin, la vague des manifestants a envahi toute la capitale : « Avec la poitrine nue face aux balles de l’armée française, des hommes, des femmes et même des enfants avaient investi les rues, » raconte ammi Mohand, un septuagénaire , de son vécu pendant cette journée sanglante, en ajoutant « des slogans résonnaient de partout ‘’Non à l’Algérie française’’ et avait également le chant de ‘’mine Djibalina talaâ saoute el ahrrar’’ par des hommes dont la voix résonnait très fort », se rappelle parfaitement les détails. Ces manifestations avaient été organisées en signe de soutien au FLN et au GPRA pour l’indépendance de l’Algérie. Après la bataille d’Alger et le démantèlement des cellules du FLN, prennent vite l’allure d’un soulèvement populaire contre le colonialisme. La population affrontera directement les forces de l’ordre et les parachutistes. Plusieurs parties des quartiers européens comme la rue Michelet (actuellement rue Didouche-Mourad) et Bab el Oued seront envahis. Plusieurs villes algériennes et notamment à Alger et ses quartiers populaires : Belcourt, le quartier de Diar el Mahçoul à Salembier (Madania actuellement), El Harrach, Kouba, Birkhadem, Diar el Ada, la Casbah et Climat de France (Oued Koriche). Les manifestations, qui durèrent plus d’une semaine, s’étendirent également à plusieurs villes : Oran, Chlef, Blida, Constantine, Annaba et autres au cours desquelles le peuple portait les mêmes slogans. « Algérie indépendante », « Libérez Ben Bella », « Referendum sous contrôle de l’ONU », « La gaillarde au poteau ». Par cette manifestation le monde se convainquit de la soif des Algériens pour obtenir l’indépendance. En ce mois de décembre 1960, l’ONU s’apprêtait à tenir la 15e sessions de son Assemblée générale lorsque Alger s’enflamma. L’ONU s’emparera du problème algérien dès la semaine qui suivit et organise un débat qui se solda, lors de la session suivante par une résolution de l’autodétermination, elles est un démenti sévère de la politique française, car elle prouve l’adhésion de la population à la lutte pour l’indépendance et son soutien au FLN. Sur le plan militaire et sécuritaire, elle prouve aussi que depuis la bataille d’Alger, l’armée française a une maîtrise fragile du terrain car elle n’a pu empêcher la descente de la population dans les quartiers européens. Ainsi, pour la cause algérienne, ces manifestations sont une démonstration de force ; l’Algérie venait de d’obtenir une grande victoire diplomatique grâce au peuple algérien. 
Il faut rappeler également, que le défunt Belkacem Krim avait lancé, dès l’explosion populaire à Alger, qu’il était temps que "le cri de Belcourt retentisse à Manhattan (New York-Onu)". Il va le vérifier une semaine après, à l’occasion de la 15e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (Onu), au cours de laquelle une résolution "très forte" reconnaissant le droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple algérien et reconnaissant la nécessité de négociations algéro-françaises, pour trouver une solution pacifique sur la base de l’intégrité territoriale, a été adoptée le 20 décembre 1960. 

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