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Makri plaide pour un pacte politique

22 décembre 2018 | 19:22
Mohamed K.


L’agitation politique reprend de plus belle.
Les annonces se multiplient, depuis que les médias et les réseaux sociaux distillent des informations sur un éventuel report de l’élection présidentielle et la tenue d’une conférence nationale du consensus.
Ce week-end fut l’occasion pour plusieurs formations politiques de lancer des messages et des signaux non seulement vers les hautes autorités de l’Etat, mais aussi vers les membres de l’Alliance présidentielle constituée des quatre partis : le FLN, le RND, le Taj et le MPA.
Cependant, l’occasion fut saisie par le Mouvement de la société pour la paix (MSP), qui a réitéré, avant-hier, son attachement à l’initiative du "consensus national", mettant l’accent sur les "nouvelles opportunités" qui ont vu le jour grâce aux contacts initiés, pour la concrétisation de cette initiative, par le président du mouvement Abderrezak Makri.
Le report de l’élection présidentielle est "un projet politique découlant de l’initiative du consensus national", a indiqué le MSP dans un communiqué rendu public à l’issue de la réunion de son bureau exécutif, affirmant que "sa concrétisation est tributaire de la réunion de certaines conditions, notamment un consensus au niveau de l’ensemble des institutions de l’Etat et un débat autour de ce report entre les différents partis politiques au sein du pouvoir et de l’opposition".
La même source a souligné que le report doit faire l’objet d’un "consensus national entre pouvoir et opposition dans le cadre d’un effort sérieux supervisé par les institutions officielles de manière à établir un pacte socio-politique qui lui confère la légitimité exigée et d’accorder à l’amendement partiel de la Constitution un encadrement juridique adéquat et crédible, conformément à ce qui se passe dans plusieurs pays du monde".
Le report doit aussi, selon la même source, comprendre "un pacte politique garantissant la mise en place de réformes politiques profondes devant assurer l’équilibre des institutions, une compétition électorale transparente à court terme et des réformes économiques".
Cette réunion a évoqué, en outre, "les derniers développements politiques et les efforts consentis par le Bureau exécutif pour la réussite de l’initiative du consensus, outre les perspectives des réformes politiques et économiques".
Pour sa part, Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, a affirmé que "la seule voie" pour la réalisation d’un consensus politique dans le pays était "l’élection d’une assemblée nationale constituante consacrant la souveraineté du peuple".
Intervenant à l’ouverture des travaux du 7e congrès du PT, Mme Hanoune a indiqué que sa formation "mène une campagne politique en vue de convoquer des élections pour une assemblée nationale constituante à même de consacrer la souveraineté du peuple et de définir ses institutions dans la forme et le fond".
S’agissant des initiatives lancées par certaines formations politiques appelant à la tenue d’une conférence nationale, Mme Hanoune s’est interrogée sur "les objectifs et les missions de cette conférence", affirmant dans ce cadre qu’"après obtention de réponses à ces questions, sa formation politique fixera sa position". Un « oui, mais », qui cache mal les intentions du PT dans la conjoncture actuelle.
Chez le mouvement El Bina, c’est presque le même son de cloche. Son président, Abdelkader Bengrina, a affirmé vendredi à Alger que son parti politique adhérait à tous les efforts visant à préserver les acquis de la sécurité et la stabilité dont jouit l’Algérie, à travers une vision collective et un dialogue participatif".
A l’ouverture de la session extraordinaire du conseil consultatif du mouvement El-Bina, Bengrina a indiqué que sa formation politique "adhère à tous les efforts visant à préserver et à valoriser les acquis de la paix et de la sécurité, à défendre la souveraineté et à consacrer la démocratie, à travers une vision collective et un dialogue participatif sur l’intérêt national à préserver, pour permettre à l’Algérie d’arriver sereinement à bon port".
Benguina a renouvelé l’appel de son parti à la promotion de "la conciliation", à travers "un dialogue sérieux pour instaurer la confiance entre les partenaires", soulignant que "le consensus national demeure toujours notre espoir et l’objet d’un appel continu".
 

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