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Magistrats : Le SNM suspend sa grève

5 novembre 2019 | 19:14

L’intrusion de la gendarmerie au palais de justice d’Oran a-t-elle été un tournant majeur dans le bras de fer qui oppose depuis une dizaine de jours le syndicat des magistrats (SNM) et le ministère de la Justice ? A en croire le tout nouveau président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) Bouzid Lazhari, le ministre de la Justice « est favorable » à une médiation entre les deux parties pour résoudre la crise née du dernier mouvement des juges, qui a touché 3 000 d’entre eux sur 6 000. Aussi, le Syndicat national des magistrats a décidé de suspendre sa grève à partir de la journée d’hier et de reprendre le travail. Dans le communiqué diffusé dans l’après-midi, le SNM a précisé que la décision de suspension de la grève qui a duré plusieurs jours intervient "après des médiations de bonnes volontés", ajoutant que les magistrats "ont répondu favorablement au dialogue à la lumière des circonstances que traverse le pays".

Cette décision serait intervenue à la suite d’une médiation engagée depuis lundi dernier par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH). Pour rappel, le SNM se dit prêt à geler momentanément sa grève si le ministère fait un geste concernant les mutations décidées par le Conseil national de magistrature (CSM) et contestées des magistrats. Le président du CNDH, fraîchement installé, Bouzid Lazhari, qui a reçu le SG du SNM Issaad Mabrouk, a affirmé hier à la Chaîne III, que les magistrats « sont prêts à reprendre momentanément du service si la tutelle revoit sa décision concernant les mutations ». Il est proposé l’installation d’un comité ad hoc qui procédera à l’étude des dossiers des magistrats pénalisés par ce mouvement.

Le Syndicat national des magistrats (SNM) est désormais dans l’attente d’une réponse de la tutelle dans le conflit qui oppose les deux parties depuis le 27 octobre dernier, lorsque les magistrats ont déclenché leur mouvement de grève illimitée. Le SNM se dit prêt à geler momentanément sa grève si le ministère fait un geste concernant « les mutations décidées » par le Conseil national de la magistrature et contestées des magistrats.

Après avoir déclaré cette grève illégale par le tribunal de Tipasa, présenté des excuses aux magistrats, révélé ensuite qu’une enquête approfondie sera diligentée pour connaître les tenants et les aboutissants de cette décision qui a provoqué un regard noir sur la justice, le ministre fait un pas en arrière et accepte une médiation pour stopper les dégâts.

Si les étudiants ont porté hier lors de leur 38e manifestation les mêmes revendications habituelles à savoir le départ du système, la libération des détenus d’opinion et le rejet de la présidentielle, des slogans et pancartes ont particulièrement visé le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, après les événements qui ont touché le secteur, à savoir la grève des magistrats et l’usage de la force à la Cour d’Oran.

Enfin, le MSP a dénoncé ce qui s’est passé dimanche dernier au tribunal d’Oran avec l’envoi de la force publique au tribunal pour en déloger les juges, considérant l’acte en lui-même comme « un précédent grave », signe de la « volonté d’un pouvoir qui a dépassé toutes les lignes

rouges », dit-il. La grève des magistrats a marqué ce mardi son dixième jour, du jamais vu dans l’histoire postindépendance du pays, à telle enseigne que le verdict dans l’affaire de six détenus a de nouveau été reporté par le tribunal de Sidi M’hamed. Les six détenus arrêtés pour port de drapeau amazigh ont été auditionnés par le même tribunal le 22 octobre dernier. Les prévenus devront donc attendre le 12 novembre pour connaître le verdict.

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