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Mafia du foncier : Les habitants du quartier Bessaâdane en colère

26 juin 2019 | 21:06
Mafia du foncier Aziza Mehdid


Nombre de quartiers dits résidentiels dans la capitale sont ravagés et enlaidis par des extensions anarchiques et des constructions réalisées sans respect des règles d’urbanisme. En fait, c’est la mafia du foncier, ayant le soutien d’hommes au pouvoir, qui continue de dominer l’espace urbain en lançant des chantiers à tout-va. L’essentiel est de grignoter des mètres carrés sur un sol qui vaut des dizaines de millions de centimes le mettre carré. 


Le mercantilisme pousse ces soi-disant promoteurs à dénicher la moindre parcelle, notamment aux alentours des parkings et autres espaces verts, pour en faire une « résidence », vendant au prix fort des F3 ou des F5. Une mafia dont la composante est essentiellement faite de promoteurs immobiliers, qui continue à dénaturer ces quartiers avec la complicité de certains P/APC (présidents d’Assemblées populaires communales).


Il semble que c’est le cas du lotissement Bessaâdane sis au quartier Bouchebouk dans la commune de Dely brahim, dont les habitants se plaignent d’une « transgression flagrante », par un promoteur privé, vis-à-vis des normes censées être respectées dans la construction de toute bâtisse au niveau du quartier résidentiel. Les 18 signataires d’une requête adressée au wali délégué de la daïra de Cheraga, dont une copie nous a été remise, expliquent que le propriétaire du lot « 236 » est en train de réaliser une habitation de quatre étages (R+4).


Selon les informations indiquées sur le panneau du projet, il est question d’un « Permis de construire daté du 18/03/2018 pour réaliser une habitation de quatre étages ». Il s’avère que cette bâtisse est destinée à abriter une promotion immobilière contenant plusieurs appartements, alors que, poursuivent les contestataires, le lotissement Bensaâdane est destiné préalablement à la construction d’habitations particulières. Après avoir érigé les quatre étages, le promoteur entreprend des travaux d’ajout d’un cinquième étage (piliers et dalle), enchaînent les signataires de la requête. Chose que les habitants contestataires qualifient de « transgression » envers la loi qui permet de construire des (R-+4). Cet agissement jugé « illégal » les a poussés à introduire une plainte auprès des services de l’urbanisme de la commune de Dely Brahim en date du 16/06/2019 pour les avertir sur ces travaux qui connaissent un état d’avancement important.


Le lendemain, deux agents dudit service se sont déplacés pour constater de visu ces infractions au code urbain et demander au propriétaire de se présenter muni des documents afférents à ce projet, en vue de donner des explications aux autorités compétentes en la matière. Malgré cela, les travaux se poursuivent de manière ordinaire sans le moindre souci, dénote la requête accompagnée de photos montrant l’avancement des travaux concernant le cinquième étage au niveau du projet en question.


Selon les témoignages des habitants, le propriétaire de ce lot semble être quelqu’un « d’influent » et bénéficier de la protection et de l’appui de certains responsables des collectivités locales, à tel point que malgré leur intervention, les agents de la police urbaine territorialement compétente n’ont rien pu faire.


En attendant une réponse de la part du wali délégué de la daïra de Chéraga, les contestataires appellent les responsables, y compris le maire de Dely brahim, à intervenir pour mettre un terme à l’invasion des petites promotions qui poussent comme des champignons en plein lotissement destiné initialement à la réalisation d’habitations particulières.


Une situation, selon les dires des résidents, qui rend leur quotidien infernal et les expose à l’insécurité, notamment avec l’arrivée des nouveaux propriétaires des appartements.


Du côté de l’APC de Dely Brahim, c’est l’omerta. Nous avons essayé de les joindre à plusieurs reprises, mais en vain. Impossible d’avoir leur avis sur cette question et les nombreuses infractions constatées, pourtant consignées par des citoyens de cette commune.


Face au phénomène de l’anarchie urbaine, aggravé par la loi de la jungle régissant nos cités et quartiers, les simples résidents demeurent seules victimes confrontées à la mafia du foncier avec la complicité de responsables locaux. Des victimes qui espèrent des institutions de l’Etat le respect de la loi et des droits.

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