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MBS en Algérie : nouvelles perspectives aux investisseurs

1er décembre 2018 | 16:00


De retour d’Argentine où il a participé au Sommet du G 20, le prince Mohammed ben Salmane, héritier du trône saoudien sera ce dimanche 2 décembre l’hôte de l’Algérie.
MBS, tel qu’on le désigne, arrivera en fin d’après-midi à Alger, après une escale de quelques heures à Nouakchott en Mauritanie.
Il passera la nuit et repartira demain en fin de journée. Son agenda s’annonce très chargé, puisque le prince sera reçu par des responsables des deux chambres parlementaires, ainsi que par le Premier ministre Ahmed Ouyahia.
Il est également prévu une audience avec le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika, avant de participer au forum d’affaires algéro-saoudien, dont la réunion devrait permettre la réactivation des accords économiques et commerciaux entre les deux pays.
Il s’agira également de présenter les opportunités d’investissements dans plusieurs secteurs. Les hommes d’affaires saoudiens ont exprimé, il y a quelques temps, leur vif intérêt dans certains secteurs comme le bâtiment, les mines, les chemins de fer et la sidérurgie.
Certains ont clairement affiché leur volonté d’investir dans ces secteurs qui connaissent actuellement un boom dans le marché local et régional. Notre pays possède des atouts qui semblent plaire à ces investisseurs potentiels.
D’ailleurs, des membres du FCE, la principale organisation patronale du pays, seront présents à cette rencontre.
Il va sans dire que les discussions entre les responsables algériens et MBS aborderont également les questions liées au prix actuel du baril, qui connait une forte baisse en raison d’une abondance dans l’offre.
A une semaine de la réunion de l’OPEP, la concertation sur ce dossier est plus que nécessaire, d’autant que certains producteurs, comme l’Algérie cherchent une nouvelle révision dans les quotas et une baisse conséquente pour maintenir les cours à un niveau acceptable.
L’Algérie et l’Arabie Saoudite œuvrent à donner un nouvel élan à la coopération bilatérale et à ouvrir des perspectives aux investisseurs, en vue de hisser le volume des échanges commerciaux, à travers la concrétisation des projets de partenariat et d’investissement.
Cette visite devra relancer les différents ateliers bilatéraux issus de la 13ème session de la réunion de la commission mixte algéro-saoudienne, tenue à Riyad en avril dernier et qui a été sanctionnée par la signature de plusieurs accords de coopération dans les domaines de l’investissement, de la normalisation et des relations internationales.
L’Arabie Saoudite aspire à établir des partenariats d’investissement stratégique avec l’Algérie, en vue de booster les relations économiques et les hisser au niveau des relations politiques existant entre les deux pays.
L’Arabie Saoudite est l’un des principaux fournisseurs de l’Algérie avec des importations estimées lors des dix premiers mois de 2018, à 571 millions de dollars, soit une hausse de +29,77 % par rapport à la même période de l’année de 2017.
Il est vrai que les deux pays connaissent des divergences sur le plan politique et diplomatique, notamment sur des questions régionales dans le monde arabe, comme le traitement du dossier syrien, la question palestinienne et la guerre au Yémen.
Les relations entre l’Algérie et l’Arabie saoudite ont connu des périodes tumultueuses, mais également des périodes de convergence exceptionnelle, comme celle des années 70 du siècle dernier, avec l’embargo du pétrole assumé par le défunt roi Fayçal. Cependant, durant une décade, la politique du royaume était aux antipodes des souhaits du bloc des non-alignés, qui revendiquait une certaine indépendance par rapport aux superpuissances de l’époque.
Il y a bien eu des tentatives de rapprochement entre le roi Khaled et Chadli Bendjedid dans les années 80, mais c’est surtout avec le président Bouteflika que l’Arabie saoudite et l’Algérie se sont réconciliées. Au lendemain de l’élection de Bouteflika en 1999, le roi Fahd [décédé en 2005] et son successeur Abdallah [décédé en janvier 2015] ont injecté beaucoup d’argent pour aider l’Algérie à se relever des années de terrorisme.
Quant à Salmane, l’actuel roi, il était dans sa jeunesse un fervent sympathisant de la cause algérienne. Il créa en 1956 un fonds de soutien à la révolution algérienne et participa au financement de la première représentation du FLN [Front de libération nationale] à Djeddah, que l’on confia à Cheikh Abbas Bencheikh el-Hocine, devenu le premier ambassadeur de l’Algérie indépendante auprès du royaume saoudien.
Preuve de cette relation personnelle privilégiée entre le chef de l’État algérien et la monarchie saoudienne, le petit-fils du roi Fahd, le prince Turki, fils de Mohamed Ben Fahd Ben Abdelaziz al-Saoud, venait chaque année au printemps passer ses vacances en Algérie. En février 2015, il a même été reçu par Bouteflika, qui, un mois plus tôt, avait décrété un deuil national de trois jours suite au décès du roi Abdallah. Le prince Nayef Ben Abdelaziz (décédé en 2012) était quant à lui un ami intime du Président algérien. Contrairement à ses frères, il passa ses vacances et sa dernière convalescence en Algérie, qu’il préférait aux États-Unis ou au Maroc.
 

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