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Ltifo d’Aïn Mlila : Le chef de Sûreté de la wilaya d’Oum El-Bouaghi limogé

22 décembre 2017 | 19:51
Amine B.


De mémoire de citoyens, rarement un fait presque anodin, diront certains, aura fait couler autant d’encre. L’affaire dite du tifo du stade de Aïn Mlila continue de susciter des réactions dans les plus hautes sphères de l’Etat


Les réactions en chaîne donnent encore vie à l’onde, touchant cette fois le chef de sûreté de la wilaya d’Oum El-Bouaghi ainsi que le chef de sûreté de la daïra de Aïn M’lila théâtre de l’incident.


On apprend en effet que le divisionnaire Abdesslem Boussouf, premier responsable de la sûreté de wilaya d’Oum El Bouaghi, a été remercié et remplacé par l’adjoint du chef de la sûreté de wilaya de Constantine, Abdelkader Rebaï. L’officier affecté de la capitale de l’Est a même été installé, mercredi, dans ses nouvelles fonctions.


L’information a été diffusée en fin de semaine sur les ondes de la chaîne locale d’Oum El Bouaghi. Même si les causes de ce « remerciement » n’ont pas été citées par la source radiophonique, d’aucuns s’accordent à faire le lien entre ce limogeage et l’affaire du tifo qui a fait réagir de manière presque instantanée officiels saoudiens et algériens, à leur tête l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Alger.


Cette affaire, dont les conclusions de l’enquête diligentée par les plus hautes autorités judicaires ne sont toujours pas connues, du moins officiellement, n’a pas aussi laissé indifférents les médias étrangers qui y voyaient un prélude à une crise diplomatique entre les deux pays, puisque des réactions fuseront des deux côtés.


Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, avait en effet annoncé que le procureur de la République territorialement compétent avait ordonné l’ouverture d’une enquête sur l’incident de la « banderole portant atteinte au souverain saoudien « .


Il avait cependant laissé entendre, selon les résultats préliminaires, qu’il s’agit « d’un acte individuel et isolé « . Plusieurs responsables du club mlili ont entre-temps été auditionnés par les services de police.


De son côté, interrogé par des journalistes avant-hier, le Premier ministre n’a pas manqué de confirmer le tweet de l’ambassadeur saoudien qui avait fait savoir que les autorités algériennes avaient présenté des excuses.


Ahmed Ouyahia a en effet confirmé devant les caméras d’une chaîne de télé qu’il avait présenté des excuses. « Oui, je me suis excusé. Nous ne sommes pas un peuple de bandits « , a-t-il dit.


Se voulant plus persuasif quant aux motivations l’ayant poussé à agir ainsi, le chef du gouvernement continuera : « Quand la question algérienne a été posée pour la première fois au Nations Unies en 1955, l’ambassadeur saoudien est entré muni du drapeau algérien « .


Il a ajouté : « Nous avons des lois qui imposent le respect à notre Président d’abord et aux dirigeants des autres pays. Se lever comme ça dans la chaleur d’un stade, c’est quelque chose d’inacceptable « .


Cela dit, le limogeage du chef de sûreté d’Oum El Bouaghi, qualifié de sanction lourde, n’a pas été la seule sanction puisque la Ligue de football professionnel avait de son côté pris des mesures disciplinaires à l’encontre du club chaoui. Le club de Aïn Mlila sera privé de son public durant deux rencontres.


Même si l’instance présidée par Kerbadj ne lie pas les sanctions prises à l’encontre de l’Asam à l’incident du stade, repoussant peut-être pour plus tard les mesures disciplinaires en réponse aux faits, la ligue s’est contentée en effet d’invoquer les scènes de violences ayant émaillé la fin de rencontre entre le club local et le GC Mascara comme la raison de la sanction.


En ce qui concerne l’affaire du tifo, l’article 76 du code disciplinaire de la FAF est on ne peut plus clair. Il indique que « Si au cours d’une rencontre les spectateurs d’un club déploient des banderoles où figurent des inscriptions portant atteinte à l’honneur et à l’image des officiels ou instance et/ou portant des slogans antisportifs, politiques, ou discriminatoires, le club encourt les sanctions suivantes : un match à huis clos ; cent mille dinars (100.000 DA) d’amende pour le club. En cas de récidive, match perdu pour le club fautif « .


C’est dire que le club de Aïn Mlila, sacré champion d’hiver malgré sa défaite à domicile lors de l’ultime journée de la phase aller, risque encore d’autres sanctions.

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