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Lors du colloque international Lounis Ait...

7 mars 2017 | 17:20
R. C

Lors du colloque international Lounis Ait Menguellet : 50 ans de création à Tizi Ouzou dont la clôture aura lieu, aujourd’hui, mercredi 08 mars, il est proposé de nommer cet artiste docteur honoris causa au cours du premier semestre de cette année.

Trois jours durant, les participants au colloque sur l’artiste Lounis Aït Menguellet : Regards croisés sur un capital d’une œuvre linguistique, littéraire et culturelle, se sont attelés à intervenir sur un parcours marqué par plus de 200 textes poétiques (chantés).

D’autant que cette année sera la cinquantième de sa carrière. Plus qu’un hommage à cet auteur, compositeur et interprète d’expression amazighe, cette rencontre atteste que la production de ce dernier est partie prenante du patrimoine culturel.
Initiée par le laboratoire aménagement et enseignement de la langue amazighe de la faculté des lettres et langues de Tizi Ouzou, ce rendez-vous scientifique vise à mettre en évidence l’apport de cet artiste à la construction d’un capital culturel et poétique.

D’après le chef de département de la langue et littérature amazighes, Ramdane Boukherrouf, l’œuvre en question fait l’objet de réflexions et d’étude de texte et de contenu dans plusieurs pays du monde, notamment en Europe, d’où la volonté de mettre à profit tous ces travaux. Et pour la doyenne de la faculté, Aïni Betouche, également membre du comité scientifique du colloque, ce dernier « accordera une autre dimension à l’œuvre » d’Aït Menguellet.

Lors de l’ouverture des travaux de ce colloque, le professeur Ahmed Tessa, recteur de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, a précisé avoir convoqué le conseil scientifique pour le jeudi 15 mars afin de proposer au département de langue et culture amazighes de ladite faculté de choisir annuellement deux grandes figures de la culture algérienne pour leur décerner le titre honorifique de docteur honoris causa. Pour ce premier semestre, il s’agira de Lounis Aït Menguellet, puis, selon le même intervenant, de Lounès Matoub à titre posthume.

Car ces « deux hommes méritent amplement d’être honorés en signe de reconnaissance à leurs œuvres, à leur parcours et leur engagement ». Il a expliqué, rapporte l’Agence presse service d’Algérie, qu’une date de décernement de ce doctorat sera fixée après le conseil scientifique qui découlera sur une préparation effective de la remise du trophée, elle aura lieu au plus tard au mois de juin prochain, estimant que « Lounis est le symbole d’une kabylité retrouvée. Il a porté la voix de la jeunesse qui se bat pour la liberté et pour les droits. Il est le porte-parole de la femme opprimée et du montagnard pauvre et digne. Aït Menguellet tout comme Lounès Matoub nourrissent notre culture, notre patrimoine et leurs œuvres sont une source d’inspiration pour plusieurs générations ».

De son côté, le concerné, présent à ce colloque, présidé par la professeure Nora Tigziri (auteure de l’ouvrage Aït Menguellet par les textes, édition Koukou, Alger 2017), s’est dit dans son entretien accordé à la presse « profondément honoré » par l’intérêt que portent l’élite scientifique et la communauté universitaire à son œuvre.

« Le plus important, à son humble avis, ce n’est pas ma personne en tant qu’individu mais plutôt le bénéfice qu’en tire notre culture et notre identité qui a besoin de telles initiatives. Que nos élites intellectuelles fassent avancer de cette façon notre culture ne peut que nous faire chaud au cœur ». Le poète populaire a également estimé que tous les travaux scientifiques consacrés à son œuvre artistique constituent un apport de plus pour la langue et la culture amazighe, soutenant qu’un homme de culture n’est plus le propriétaire de sa création après l’avoir publié, puisqu’elle devient un héritage commun qui contribue au renforcement des valeurs sociales.

Au cours de cette rencontre internationale, animée par des universitaires venus du Maroc, d’Espagne, de France, du Canada et de plusieurs villes d’Algérie, le débat et/ou la réflexion sera axé sur une vingtaine de communications, soit six axes au moins, notamment la critique littéraire de l’œuvre pour caractériser, d’une part, la poésie de l’auteur à la tradition kabyle et en relation (et/ou en comparaison) aux écritures et compositions de ses contemporains, et d’autre part, mettre en évidence la modernité dans les textes poétiques. Les participants aborderont, entre autres, la thématique, la poésie ou le texte, la musique, la traduction et l’adaptation du chantre de la chanson d’expression kabyle.

Retour sur scène
Lounis Aït Menguellet retrouvera, le vendredi 24 mars, à la coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf d’Alger, son public pour un concert baptisé 50 années ensemble. Ce premier rendez-vous scénique est, aux yeux, du chanteur, une manière de « contrebalancer le gala du Zénith de Paris puisque la coupole est pratiquement de la même envergure et de la même importance ». Aussi, est-il attendu à l’Olympia de Montréal au Québec, le vendredi 28 avril. Ce mois printanier sera également ponctué par la sortie d’un nouvel album, l’auteur ayant une discographie si riche déjà. Un artiste qui de par sa voix et sa guitare seulement peut se produire dans une salle archi-comble.

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