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Les violences faites aux femmes en débat à Ghardaïa

27 novembre 2018 | 16:30
Ghardaïafemmes Algériennes Ghardaïa, Aïssa Hadj Daoud


En dépit de la mobilisation des pouvoirs publics et de la société civile et l’entrée en vigueur depuis janvier 2005 de la loi criminalisant les violences faites aux femmes, les violences contre les femmes restent encore très fréquentes dans la société algérienne. 


Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En Algérie, plus de 7 000 femmes ont subi des violences corporelles, sexuelles, des homicides volontaires, ainsi que de la maltraitance, depuis janvier dernier. C’est ce qu’a indiqué Mohamed-Lakhdar Younsi, lors d’une journée de sensibilisation tenue au forum de l’université de Ghardaïa, sous l’égide du wali Azzedine Mechri, à l’occasion de la célébration hier de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. En précisant toutefois que ce chiffre ne reflète pas la réalité, car certaines femmes n’osent pas déposer plainte, notamment quand il s’agit d’un membre de leur famille. Il a affirmé que certaines femmes violentées préfèrent garder l’anonymat, mais continuent tout de même à souffrir en silence et ne portent pas plainte, regrettant que beaucoup de femmes ignorent les lois mises en place pour les protéger.
Le DAS de Ghardaïa a exhorté, par ailleurs, les services des DAS à travers le pays à se rapprocher des femmes, notamment les victimes de violences, pour les sensibiliser et les convaincre de se manifester et de s’exprimer sur leurs souffrances. Il a lancé dans ce sens un appel aux autorités compétentes pour assurer des cadres appropriés afin de protéger la femme violentée et ses enfants.
La DAS de Ghardaïa continue son combat actif contre les fléaux sociaux, ciblant particulièrement la frange juvénile. En effet, mettant à profit la célébration de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, coïncidant avec le 25 novembre de chaque année, cette direction a initié une série d’activités et conférences pour marquer l’évènement. Un plateau radiophonique a notamment été organisé et a retransmis en direct sur les ondes de la radio locale.
A cette journée d’étude différents intervenants ont participé : des représentants de la direction des affaires religieuses, de la Sûreté nationale, des psychologues, des médecins légistes, des associations féminines, etc. Les intervenants ont planché sur les causes, les conséquences et les moyens à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre ce phénomène dévastateur qu’est la violence faite aux femmes et aux enfants. Des statistiques fournies par les services de la DAS/Ghardaïa, des services de police et de la gendarmerie ont fait état de 280 cas en 2018 (certificats de constat délivrés par le médecin légiste), dont majoritairement des femmes âgées de 25 à 40 ans, durant l’année en cours.
Les conférenciers ont fourni un fructueux débat sur le sujet afin de lutter contre ce phénomène sociétal, avec la proposition de solutions concrètes, comme la multiplication des campagnes de sensibilisation à travers les différentes structures (famille, école, mosquée, etc.) ou encore la redynamisation de la ligne verte. Aussi, en vue de mener une étude scientifique sur le fléau. 
Soulignant surtout qu’il s’agit là d’un « fléau qui dépasse les frontières de l’Algérie », les conférenciers ont rappelé que des « politiques destinées à éradiquer tous les types de violence à l’égard des femmes, et par contrecoup contre les enfants, ont été instituées, à travers tout un arsenal juridique ». Précisant que l’article 341 bis du code pénal présenté devant l’APN « fait expressément état que le harcèlement sexuel et les violences conjugales sont également pris en compte dans ce code ». Explicitant certains articles du code pénal, comme l’article 226 bis, indiquant que celui-ci « traite de la violence conjugale sous toutes ses formes, de la violence sexuelle dans les lieux publics et privés, comme les intimidations et autres attitudes méprisantes ou injures. Le code prévoit que l’auteur de violences ne peut bénéficier de circonstances atténuantes si la victime est handicapée.
Heureusement que les instruments juridiques et les associations existantes sont désormais là pour protéger les femmes battues à l’échelle nationale.
Aunsi, la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants doit être l’affaire de tous. « Tout le monde doit s’impliquer pour éradiquer ce regrettable phénomène ». 

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