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Les travailleurs du tramway en grève

12 octobre 2016 | 20:23
Z. M.

Les usagers du tramway d’Alger ont des difficultés à se déplacer en raison du débrayage inopiné déclenché depuis mardi par les employés de la Société d’exploitation des tramways (Setram). Les grévistes n’ont même pas assuré un service minimum.

Pour remédier à cet arrêt total sur toutes les stations du tramway, la société Setram, en accord avec l’Etusa et une entreprise de bus privée, a mis à la disposition des usagers des bus dès le premier jour de la grève.

Mais « ce dépannage ne peut remplacer les services assuré toutes les 10 minutes, voire les 5 minutes par le tramway », a fait constater hier uns quadragénaire. Femme de ménage au tribunal de Ruisseau, cette jeune femme des Pins Maritimes est abonnée au transport du Tramway depuis plus d’un an, mais elle se sent souvent lésée. « Déjà qu’il y a parfois des arrêts subits de la circulation du tramway lors des matchs, pour des raisons de vandalisme, ce qui nous oblige à prendre des taxis ou des bus.

Et cette fois-ci, c’est la grève illimitée qui nous pénalise encore alors qu’on paye un abonnement de 1 820 dinars tous les mois », a-t-elle regretté. N’étant pas au courant de la grève le premier jour, elle a dû prendre un taxi pour arriver à temps à son lieu de travail. « Ces dépenses supplémentaires imprévues grugent mon budget », a-t-elle encore déploré.

Le deuxième jour de la grève, a coïncidé avec le jour férié d’Achoura, donc l’impact n’était pas aussi important que le premier jour. Les bus qui tardaient à passaient n’étaient pas encombrés.

Quant aux motifs de cette grève illimitée et sans préavis, les grévistes abordés déplorent des incivilités, des insultes et parfois même des agressions dont sont victimes les conducteurs et les contrôleurs mais aussi les passagers.

Aussi, ils réclament un plan de sécurité. Parmi leurs revendications, il y a également la révision du volume horaire de travail, une augmentation des salaires ainsi que l’arrêt de renvoi abusif des employés, suite au licenciement du directeur d’exploitation, qui a été le mobile direct de leur débrayage.

De son côté, le directeur général de la Setram, a confirmé dans un communiqué, que l’arrêt de travail collectif observé depuis mardi matin par les travailleurs du réseau exploitation est survenu « inopinément » et « sans revendications ».

« La Direction générale de Setram, qui a fait du dialogue social, et de la discipline de travail, une ligne de conduite constante et non négociable, restera donc intransigeante face à tout mouvement anarchique qui pénalise directement ses usagers », a-t-il prévenu.

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