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Les syndicats ratissent large

28 octobre 2019 | 16:55
syndicatsHirak Lynda Louifi

L’appel à la grève lancé par la Confédération nationale des syndicats autonomes (CSA), qui regroupe de nombreux syndicats de différents secteurs d’activités et tout particulièrement ceux de l’Education nationale, a été largement suivi, ce lundi, dans plusieurs villes du pays.
Les fonctionnaires, tous secteurs confondus, ont répondu favorablement à l’appel de la grève de la confédération des syndicats algériens, et sont sortis massivement pour réitérer les principales revendications soulevées par le peuple depuis plus de huit mois. En effet, le taux de suivis de la grève est très important notamment dans le secteur de l’éducation, a souligné Messaoud Boudiba, SG du CNAPEST depuis la place des martyrs à Alger. Selon lui, la CSA veut à travers ce mouvement de protestation « réitérer son soutien au mouvement populaire, ainsi que son attachement à sa plate-forme de revendications ». « On refuse toute atteinte aux acquis des travailleurs », a-t-il ajouté, tout en dénonçant « les pratiques du gouvernement illégitime qui essaye de légiférer des lois importantes ». Sur les lieux des rassemblements, les slogans habituels du Hirak ont été scandés, tels que « Djzair Hourra dimocratiya » (Algérie libre et démocratique), « daoula madaniya machi askariya » (Etat civil et non militaire), « makach intikhabat maâ el issabat (pas d’élections avec les bandes). Les manifestants ont été, en effet, intransigeants. De son côté, le Dr. Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a estimé que les bureaux de wilayas ont répondu favorablement à l’appel de la CSA et ont été au rendez-vous, hier, à travers tout le territoire national. A travers cette action, les syndicats autonomes veulent rappeler leurs revendications qui sont celle du Hirak, a indiqué le Dr. Merabet, soulignant que sur le plan socio-professionnel, ce mouvement est « une manière d’insister et de rappeler aussi que nous n’avons pas oublié les dossiers qui sont en suspens, à l’instar du dossier de la retraite, du code du travail, du pouvoir d’achat, les libertés syndicales mais aussi le dossier de la loi sur les hydrocarbures ». Pour le président du SNPSP, ce gouvernement illégitime doit partir même s’il était accepté pour gérer une période de transition. « Un gouvernement qui a été désigné pour gérer les affaires courantes, n’a pas le droit de proposer un projet aussi consistant et aussi important pour l’avenir du pays, comme celui sur les hydrocarbures », a-t-il insisté. Pour ce qui est de la conjoncture actuelle à travers laquelle passe le pays, le Dr. Merabet considère qu’il est important de mettre en place les conditions d’apaisement, mais surtout instaurer la confiance entre les citoyens et ce pouvoir qui, selon lui, parle de changement mais en réalité ils ne veulent pas l’établir et l’assumer. Les syndicats autonomes réclament également la libération des détenus politiques, l’ouverture de l’accès aux médias publiques et privés. » Les algériens ont le droit de s’exprimer, s’il le faut même dans la contradiction », a-t-il déclaré. Par ailleurs, les manifestants exigent également l’allègement du dispositif sécuritaire par rapport à l’accès à Alger, notamment les vendredi et mardi pour les étudiants. Une réunion d’évaluation avec la participation des différents responsables syndicaux sera organisée, selon le président du SNPSP, pour décider des suites de cette action. La CSA vise à travers ce mouvement de protestation, à instaurer « le respect des droits et des libertés constitutionnelles et des conventions internationales et des traités ratifiés par l’Algérie », ainsi que le « maintien des capacités de l’État à lutter contre la corruption tout en protégeant et en renforçant les fondements de l’État social », à « protéger les acquis des travailleurs et œuvrer à l’amélioration du pouvoir d’achat du citoyen afin de préserver sa dignité et une vie décente », et à « répondre aux demandes et améliorer les conditions professionnelles et sociales ». Il faut noter, que des organisations de la société civile et partis politiques ont apporté leur soutien à la grève, parmi lesquels RAJ, la Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme (LADDH), et les partis du pacte des forces de l’alternative démocratique.

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