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Les syndicats autonomes maintiennent leur grève cyclique

15 octobre 2016 | 20:01
Lynda Louifi


Six syndicats autonomes (Cnapeste, CLA, Snapeste, Snapap, Satef et Unpef) ont boycotté la réunion prévue hier avec la ministre de l’Education nationale, qui tente de calmer les esprits. Ces syndicats maintiennent leur mot d’ordre pour une grève cyclique nationale les 17, 18, 24 et 25 octobre.


Depuis l’annonce de la révision du code du travail qui a apporté des mesures jugées réductrices de libertés syndicales et a supprimé plusieurs acquis des travailleurs algériens, dont la suppression de la retraite anticipée, plusieurs syndicats autonomes, dont six appartiennent au secteur de l’éducation nationale, ont décidé d’une grève cyclique nationale les 17, 18, 24 et 25 octobre.


« Au moment où nous nous attendions à ce que le ministère de l’Education ouvre les portes du dialogue autour de nos revendications, il s’est contenté de nous appeler à une réunion médiatique le 10 octobre dernier et nous a invité à une autre rencontre pour le 15 octobre », lit- on dans le communiqué rendu public hier. Pour cela, ils appellent tous les syndicats à participer au mouvement de grève.


Le CLA annonce son adhésion à la grève


 


Le Conseil des lycées d’Algérie CLA et la Fédération nationale du secteur de l’éducation affiliée au SNAPAP/C-GATA ont annoncé hier leur adhésion à la grève à laquelle a appelé la Coordination des syndicats autonomes des différents secteurs économiques.


Dans un communiqué publié hier, la fédération du secteur de l’éducation, qui s’est réunie vendredi à Alger, a appelé l’ensemble de ses adhérents à rejoindre la grève des 17, 18, 24 et 25 octobre.


La fédération en question dénonce la suppression du statut particulier et la révision de toutes les irrégularités en vue de mettre fin au mépris affiché à l’encontre des différentes franges du secteur de l’éducation.


Elle réclame l’annulation de la décision relative au système de retraite proportionnelle et anticipée ainsi que l’annulation du projet de la loi du travail qui supprime les acquis des travailleurs.


Les membres de la fédération exigent une augmentation conséquente des salaires indexée au pouvoir d’achat et œuvrent pour une école algérienne moderne ouverte sur l’universalité, axée sur les compétences, loin des instrumentalisations idéologiques et sectaires.


Pour sa part, le Conseil des lycées d’Algérie confirme son adhésion au mouvement et appelle ses adhérents à participer massivement pour « sauvegarder nos acquis et arracher d’autres droits ».


Le CLA revendique le retrait du projet de loi concernant la réforme de la retraite et réclame la participation de tous les acteurs sociaux représentant les travailleurs, pour l’élaboration du code du travail qui « nous assurera de meilleures conditions de travail et préservera nos libertés syndicales ».


Le syndicat exige que la nouvelle loi de finance, doit assurer le pouvoir d’achat au travailleur. « C’est pourquoi nous exigeons l’installation d’un Observatoire national de suivi du pouvoir d’achat. Il mettra en place une politique salariale en fonction de la réalité des prix sur le marché », a souligné le CLA, qui exige également une augmentation immédiate de 50% du salaire. 

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