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Les plages sous le diktat des squatteurs

2 août 2018 | 04:36
vacances Lilia Ait Akli


Comme à chaque saison estivale, les autorités rassurent et promettent aux estivants la gratuité des plages. En dépit de toutes les mesures prises, les exploitants illégaux continuent, malheureusement, à imposer leur diktat et le scénario des années précédentes se répète.


Malgré toutes les mesures annoncées par le ministère de l’Intérieur afin de garantir aux citoyens un accès libre et un environnement sécurisé au niveau des plages, le phénomène d’exploitation illicite est loin d’être fini. Une visite nous a menés sur quelques plages du littoral est de la capitale afin de nous enquérir de la situation sur le terrain. Nombreuse étaient les familles, samedi matin, à affluer vers la côte est de la capitale, direction la plage dite « Benyounès », à l’est du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès. La plage est alors remplie de parasols. Un groupe de jeunes gère les locations.


Sur la plage, aucune place n’est libre. Les parasols sont plantés comme des champignons, les tables et les chaises en plastique sont collées afin d’occuper tout l’espace. Il n’existe aucune intimité entre les estivants, regrettent les familles rencontrées sur place. « Pour se permettre d’avoir une bonne place pied dans l’eau il faut arriver à six heures du matin », nous dit un père de famille venu de Rouiba, avant d’ajouter : « Je me suis déplacé vers cette plage vu sa bonne réputation. Mais là, il y a trop de monde et on ne trouve pas de place pour placer notre parasol. Nous sommes obligés de louer ».


Même si les prix appliqués sont exorbitants, le citoyen n’a guère d’autre choix que de payer, en l’absence de toute concurrence ou parce que les parasols et les tentes proposés à la location sont mis aux meilleurs emplacements, ou encore parce qu’il est interdit d’utiliser ses propres équipements. Même constat à la plage du Bateau cassé, à Bordj El-Kiffan, à l’est d’Alger. Une dame, la cinquantaine, nous a fait part de son mécontentement après avoir payé 1 500 DA pour 4 chaises, une table et un parasol, découvrant plus tard que des équipements gratuits relevant de l’Office des parcs des sports et de loisirs d’Alger (OPLA) sont disponibles juste à quelques mètres d’elle.


Accompagnée de ses quatre enfants, la dame regrette l’absence des agents de contrôle. « En l’absence des agents de contrôle, les squatteurs des plages font la loi ici à Bateau cassé. L’estivant doit payer le parking, la table, les chaises et le parasol. Cela est inacceptable. Une journée en mer nous revient très cher », clame la dame. Arrivant avec un parasol sous le bras, un père de famille nous apprend qu’il est obligé de planter son parasol à l’arrière puisque tous les espaces sont occupés par des parasols de location. « Je me demande comment je vais surveiller mes enfants pendant qu’ils se baignent », s’inquiète-t-il. Fort est de constater que, finalement, la plage n’est pas gratuite pour le citoyen algérien, et ce malgré les promesses des autorités.


Appel aux citoyens à déposer plainte contre les squatteurs


Le directeur du tourisme de la wilaya d’Alger, Noureddine Mansour, a mis en avant « la gratuité » des équipements disponibles sur les plages au profit des estivants, appelant chaque citoyen contraint de payer ces services, à déposer


plainte auprès des services concernés au niveau des plages.


« L’accès aux plages de la wilaya d’Alger et l’exploitation des équipements disponibles, à savoir les tables, les chaises et les parasols, sont gratuits pour tous les estivants », avait déclaré M. Mansour au sujet de la contestation de certains estivants contraints à payer ces équipements en dépit de leur gratuité. « Quiconque se trouve contraint à payer l’accès à la plage ou aux équipements n’a qu’à se diriger vers les services concernés au niveau des plages pour déposer plainte », a-t-il souligné.


Affirmant que la direction du tourisme de la wilaya d’Alger n’a reçu, à ce jour, aucune plainte de la part des estivants à ce sujet, M. Mansour a mis en garde des « comportements de certains agents qui outrepassent cette décision en demandant une contrepartie financière ». M. Mansour a rappelé que la wilaya d’Alger disposait de 87 plages, dont 21 interdites à la baignade et 67 autorisées, outre l’existence de 30 établissements hôteliers (pieds dans l’eau) d’une capacité d’accueil de 9 000 lits. Les services de la Protection civile de la wilaya d’Alger ont recensé l’affluence de quelque 752 000 estivants ayant fréquenté les plages d’Alger depuis le début du mois de juin écoulé, et ce jusqu’à la deuxième semaine du mois de juillet.

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