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Les résidents décident la poursuite de la grève

6 avril 2018 | 18:52
Algérie médecinsgrève Zineb. Messaoudene.

Les médecins résidents ont décidé ce vendredi de poursuivre leur mouvement de protestation après avoir jugé insuffisantes les propositions de la réunion qui a regroupé, dimanche dernier, le ministre de la Santé Mokhtar Hasbellaoui et le CAMRA. Les conclusions de cette rencontre se sont heurtées à une fin de non-recevoir de la base consultée pour la circonstance. Les discussions entre les résidents et le ministère achoppent depuis cinq mois sur la question du statut, le service civil et le service militaire. 

« Les points contenus dans le PV ne reflètent pas vraiment ce qu’il a été convenu lors des discussions, notamment en ce qui concerne le service civil », a protesté le docteur Hamza Touileb. « Nous évoquons une révision du système du service civil alors que la PV parle de modulation », a-t-il argué hier lors d’une conférence de presse tenue par le Comité national des médecins résidents algériens (CAMRA) au siège du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP).

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Pour le représentant du CAMRA, les propositions du ministère sont vagues dans leur globalité. Il a insisté sur le fait que le point principal de la réunion, qui devait porter sur l’abrogation du caractère obligatoire du service civil, a été « modifié » à leur insu. « A notre grande déception, le ministère nous sort une autre proposition en évoquant une carte sanitaire en cours d’élaboration qui définira la durée du service civil », a-t-il regretté. Idem pour la question du regroupement familial et celle du logement. « Il n’y a aucune garantie sur application sur le terrain de ces deux proposition », a-t-il fait remarquer en estimant que tant que les résidents sont contraints d’accomplir le service civil, ils seront toujours à la merci de l’administration. Le porte-parole des résidents conteste également l’absence du ministère de la Défense pour trancher la question du service militaire. « Nous revendiquons, une fois de plus, les mêmes droits accordés aux citoyens, c’est-à-dire dispenser du service militaire les médecins résidents âgés de plus de 30 ans, ceux qui sont soutiens de famille et bien entendu, les médecins qui présentent une maladie chronique », a-t-il réclamé. Le docteur Touileb a également soulevé la question de la protection juridique, en rappelant que les résidents, qui ne sont pas encore des praticiens spécialistes mais des étudiants en post-graduation, se retrouvent pourtant souvent seuls, sous pression, face aux malades, sans l’accompagnement des professeurs et des maîtres assistants. « Cet état de fait nous expose à des problèmes judiciaires lorsqu’il y a des cas de décès ou de complications », a-t-il déploré. Interrogé sur l’issue de ce débrayage qui ne connaît pas de fin, le délégué des résidents s’est contenté de répondre que la décision appartient à la base. « C’est aux 15 000 résidents dont je fais partie de trancher sur la poursuite ou non du mouvement de protestation », a-t-il dit en rappelant que les propositions du PV du ministère ont été soumises lors des assemblées générales tenues à travers les neuf facultés de médecine du pays et que la majorité écrasante a voté à main levée et par vagues, pour la poursuite de la grève illimitée.

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Sur l’éventualité d’une année blanche, le même représentant du CAMRA a affirmé que seul le ministère de l’Enseignent peut la décréter. Il a toutefois précisé que les médecins résidents en fin de spécialisation ont pratiquement terminé leurs études. « Leur carnet de médecin spécialiste est signé et il ne leur reste plus que de passer le dernier examen du DEMS (Diplôme d’études médicales spécialisées). Pour sa part, le président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), Lyes Merabet, a affirmé la solidarité absolue de sa formation avec les médecins résidents. « Nous avons toujours apporté notre soutien aux résidents car on se reconnaît dans leur action », a-t-il déclaré, en affirmant que ce mouvement a levé le voile sur plusieurs lacunes dont l’obligation du service civil qui a prouvé son échec sur toute la ligne depuis longtemps. « En effet, parmi les aberrations du projet de loi sur la santé, c’est le maintien du caractère obligatoire du service civil », a-t-il considéré. « On parle depuis 2004 de son annulation progressive et 14 ans plus tard ce service imposé depuis 1984 est toujours maintenu dans le même contexte », a-t-il encore dénoncé.
Par ailleurs, le CAMRA a démenti hier l’arrêt de grève des médecins résidents dentaires entamée depuis plusieurs semaines. « Nous n’avons pas eu écho de la suspension de la grève par nos collègues de résidents de médecine dentaires », a répondu le porte parole du collectif des médecins résidents, le Docteur Touileb.
Selon des informations rapportées par l’APS, la décision de suspendre la grève a été prise à la faveur des garanties données respectivement par le ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur. La même source qui a cité Khadidja Messaadi, membre du collectif des médecins résidents, a, toutefois, souligné que les médecins résidents dentaires de la wilaya d’Oran ont décidé, quant à eux, de « poursuivre la grève pour exiger des éclaircissements sur certains points » qui restent en suspens, alors qu’au niveau des wilayas de Constantine et Annaba, des assemblées générales seront organisées au cours de la semaine prochaine pour décider de la reprise ou non de la grève, a-t-elle précisé.

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