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« Les questions nationales doivent être l’objet d’un consensus national »

28 juin 2017 | 21:31
Hocine Adryen

Avec la crise financière qui frappe le pays depuis 2014, due essentiellement à la chute du prix du pétrole lequel est tombé de 130 dollars la TEP à 46 dollars, les autorités algériennes, une fois tentées de faire cavalier seul, semblent aujourd’hui résignées à rechercher un « consensus économique » avec tous les partenaires, y compris la classe politique.

En attendant que ce dialogue se concrétise un autre consensus politique, le Premier ministre Abdelmaldjid Tebboune n’a cessé depuis sa désignation à ce poste de prôner la voie du dialogue.
Hier devant les sénateurs, il a tendu une fois encore la main à la classe politique mais aussi à tous les acteurs de la vie sociale pour l’ouverture des canaux du dialogue et de la consultation au sujet de ce qu’il a qualifié de questions nationales : « Les questions d’intérêt national doivent être l’objet d’un consensus national, et pour cela, le gouvernement entend ouvrir les canaux du dialogue et de la concertation avec les partis politiques, les syndicats, les représentants de la société et les académiciens », a-t dit-il hier lors de la présentation de son plan d’action devant le Sénat.

« Le gouvernement est conscient que la réussite d’un large consensus sur les questions nationales d’importance est possible. Il facilitera l’atteinte des objectifs tracés dans le plan d’action en vue d’exécuter le programme du président Bouteflika », a affirmé Tebboune.

« Pour cela, le gouvernement s’emploiera à ouvrir les canaux de dialogue et de concertation avec toutes les composantes du paysage politique, syndical, académique et associatif pour expliquer les objectifs de l’Exécutif, renforcer la confiance et susciter l’adhésion de diverses catégories de la société » ajoute-t-il.

Le gouvernement va s’éloigner des débats stériles et consacrera ses efforts collectifs à la réussite de ses objectifs, la stabilité du pays et la cohésion sociale au-delà de toute considération et de la conjoncture.

Il veillera aussi au maintien des équilibres macro-économiques garant de la décision économique », a-t-il encore précisé.
Le Premier ministre promet que son gouvernement « créera les conditions de la stabilité politique et les grands équilibres économiques ».

Que proposera Tebboune à ses partenaires ? D’avaliser ses réformes annoncées dans le secteur de la banque, des subventions ciblées, de la nouvelle politique fiscale, la question de la privatisation des entreprises publiques ou de contribuer à l’amélioration du climat des affaires ?

La question de la privatisation des entreprises publiques avait été remise sur le tapis par l’ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui avait même demandé un audit des sociétés publiques afin de ne garder que celles qui étaient viables.

Lors de sa dernière prestation médiatique, Ahmed Ouyahia avait appelé le gouvernement Tebboune à se pencher sérieusement sur cette question dans le but de redynamiser l’économie nationale. 

Pour le SG du RND, il faut une loi encadrant la privatisation des entreprises au profit des nationaux, une législation sur la concession des terres agricoles publiques et des textes qui définissent les limites du partenariat avec les investisseurs étrangers. Reste une question qui mérite de s’y attarder : la classe politique avec ses multiples variantes idéologiques est-elle prête à adhérer et à accepter la main tendue de Tebboune ?

Le plan d’action du gouvernement s’articule autour du renforcement de l’Etat de droit, la modernisation des finances publiques et du système bancaire, l’assainissement de la sphère économique, la promotion de l’investissement, la valorisation des richesses du pays et enfin de l’approfondissement de la réforme de la justice dans le sens d’une protection accrue des droits et libertés des citoyens.

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