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Les présidentielles mobilisent les partis

8 décembre 2018 | 19:00
Mohamed Kouini


Le Premier secrétaire du Front des Forces Socialistes (FFS), Hadj Djilani Mohamed a mis en exergue ce samedi à Alger le combat permanent de feu Hocine Aït Ahmed en faveur de la défense de la démocratie et des droits de l’homme.
Intervenant lors d’une rencontre au siège du parti à l’occasion de la célébration du 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, Hadj Djilani soutenu que "feu Hocine Aït Ahmed est un homme qui a consacré sa vie et son parcours pour la défense de la démocratie et des droits de l’homme".
S’agissant de l’élection présidentielle, le responsable du FFS a relevé que "c’est le conseil national du parti qui aura à trancher sur cette question", précisant cependant que "le climat politique ne nous laisse pas parler de la présidentielle, mais plutôt des combats politiques sur le terrain notamment des associations dont le FFS partage les luttes".
Evoquant la loi de finances 2019, l’orateur a indiqué que celle-ci était une "loi antisociale creusant le fossé entre avec le citoyen", ajoutant que les mesures introduites "sous prétexte de l’austérité ont enflammé le front social et généralisé le mouvement de contestation".
Pour sa part, le coordinateur de l’Instance présidentielle du FFS, Ali Laskri, a indiqué que "chaque génération devait apporter sa part dans l’édification d’une conscience et d’une identité nationale", relevant qu’ils "sont nombreux ces hommes et ces femmes (...) qui donnent non seulement envie mais la force de lutter encore davantage pour la concrétisation des idéaux de novembre et de la Soummam pour un Etat de droit et de justice sociale".
Pour Laskri, il est essentiel de rappeler aux Algériens, "combien ont été dures les épreuves traversées et combien armés de convictions politiques claires et d’une foi inébranlable dans l’esprit de résistance, des hommes portés par un peuple, un peuple ayant confiance en ses hommes, ont pu vaincre l’abjecte de la barbarie coloniale".
L’avocat Mustapha Bouchachi a rappelé quant à lui le combat pluriel de feu Hocine Aït Ahmed, notamment en faveur de l’instauration d’un Etat de droit, estimant qu’il était impossible et inconcevable de dissocier entre les droits de l’homme et la démocratie.
Pour sa part, le chef du MSP, Abderrazak Makri a suscité une grosse polémique ce week-end après sa proposition controversée de reporter l’élection présidentielle. D’aucuns l’ont vite accusé de soutenir le président Abdelaziz Bouteflika à prolonger son mandat. D’ailleurs, sa proposition a suscité quelques échos de la part de ses pairs et crée un semblant de débat.
Makri est revenu à l’occasion d’une rencontre interne de son mouvement sur le sujet pour exploiter davantage sa pensée. En fait, il fallait comprendre que dans l’esprit de Makri le report de l’échéance présidentielle jusqu’à 2020, allait naturellement de pair avec le renoncement du président Bouteflika. 
Le chef du MSP s’accroche à la position de départ à savoir qu’il n’y aurait pas de continuité et que la transition devrait se faire avec une autre personnalité.
« Nous sommes convaincus que le régime n’a aucune vision de sortie de crise, il serait donc salutaire de parvenir d’abord à une solution consensuelle pour le bien de tous avant d’aller à une élection présidentielle », a expliqué Makri.
Mais en plus de son opposition d’un cinquième mandat, le chef du mouvement islamiste, semble hanté par le fantôme d’Ahmed Ouyahia dont il craint qu’il devienne le successeur de Bouteflika.
« Je dois avouer devant le peuple algérien, que nous avons peur à ce qu’une personne en position dominante s’empare de la présidence par des moyens anti démocratiques par la force et la triche », lance Makri dans une allusion évidente au patron du RND souvent cité comme le probable successeur.
C’est pourquoi le chef du MSP estime que le report de l’élection présidentielle offre la possibilité de parvenir à garantir les conditions d’une « compétition saine ». Mieux encore, le chef islamiste dira : « Si Abderrazak Makri devient président en 2019, il sera en mesure de comprendre les algériens et sortir le pays de la crise ». Et d’ajouter : « Nous avons une grande expérience politique du fait que nous ne sommes rapprochés du peuple et les voies du dialogue demeurent encore possibles ».


 


 


 

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