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FFS : Les partisans de Laskri gagnent en puissance

26 février 2018 | 19:50
FFS Hocine Adryen


Le duo Salima Ghazali-Chafai Bouaiche n’aura peut être plus à régler et à réguler à l’avenir la vie politique du parti. La première profitant de sa « proximité » avec la famille du défunt Aït Ahmed et le second, chef du groupe parlementaire du parti à l’APN ont accaparé le parti avec la bénédiction de Mohand Amokrane Chérifi et les Baloul à leur profit pour régner en maitres absolus. C’est la conviction qui semble se dégager avec la récente sortie de Lahlou, un autre historique du FFS, et qui rejoint la ligne Laskri, dont les partisans gagnent en puissance avant la fameuse session extraordinaire du conseil national prévue dans 10 jours.


Le 9 mars prochain, lors du conseil national extraordinaire, les membres de cette structure voteront par oui ou par non à la tenue d’un congrès extraordinaire avec pour seul but d’élire une nouvelle composante de l’instance présidentielle, une sorte de cabinet noir mis en place par feu Ait Ahmed pour permettre une meilleure protection des principes et idéaux du parti. Mais depuis sa disparition les repères qu’il a tracés ont été bafoués voire ignorés par ceux-là mêmes qui étaient censés les protéger. Les premiers secrétaires (Laskri, Nebbou, Bouchafa, Bettatache et aujourd’hui Hadj Djilani) ont tous été un jour ou l’autre confrontés à ce cabinet noir qui s’immisce de plus en plus dans les affaires courantes du parti. A titre d’exemple, l’autorisation accordée à Chafai Bouiache de se rendre au Maroc lui a été signifiée par les deux membres de l’IP alors que cette décision revenait au premier secrétaire du parti. Le chef du groupe parlementaire, dit-on, n’obéit plus à son chef hiérarchique et ce depuis sa désignation. Aussi, la démarche de Laskri obéit à cette urgence de tracer des frontières entre la direction nationale et l’instance présidentielle.


Est-ce une « fatalité » que le FFS « perde » des éléments de valeurs cadres et militants comme en 1991, les signataires du manifeste ; en 1996 le groupe dit de Tizi Ouzou ; en 2000 les huit députés ?. Car ces « défections » sont d’ordre organique. Ces cadres et militants sont restés conséquents dans leur conduite. À ce jour, ils se revendiquent « imprégnés » des valeurs et idéaux véhiculés par le FFS. Mais le combat que mène Laskri commence à porter ses fruits. Ainsi, la section de Tizi Ouzou est aujourd’hui entre les mains d’un « chargé de mission » désigné par le premier secrétaire. Le premier responsable fédéral proche du clan a été écarté. De même pour celui de Béjaia qui devrait être remplacé ces jours-ci. Le fédéral d’Alger est resté à équidistance entre les deux parties qui se disputent l’avenir du parti. Enfin un des « anciens » de la première heure Mohamed Lahlou, membre fondateur du FFS, signataire et dépositaire des statuts pour la légalisation du FFS en 1989, sort du bois et crie son désarroi. Dans un message posté avant-hier sur sa page Facebook, il constate que la crise actuelle que vit son parti est « la plus grave de toutes celles qu’il a connues, non plus par les exclusions, les mises à l’écart ou les démissions qui l’ont régulièrement secoué,


 


mais par sa difficulté à se référer et à appliquer ses statuts et ses textes réglementaires ». Et d’avertir ceux qui « refusent ou manœuvrent pour ne pas respecter les statuts du FFS », les accusant de prendre une « lourde responsabilité devant les militants et devant l’histoire de notre parti ». Il les accusera d’avoir négligé les intérêts du parti au profit de leur carrière est dont la seule préoccupation « est leur devenir personnel qui utilisent, ces derniers jours, la provocation et l’invective pour brouiller les cartes et polluer le climat entre les militants pour échapper à la seule solution acceptable pour sortir le FFS de la crise qui risque de l’emporter », dit-il . Pour Lahlou, cette solution consiste en le « respect et l’application des statuts du FFS », c’est-à-dire convoquer en urgence un congrès extraordinaire, considérant que « personne n’a intérêt à croire que les manipulations ou les intimidations suffiront à convaincre les militants du FFS » et que « personne n’a intérêt à espérer qu’on retournera à la case départ ».


Car, ajoutera-t-il, « il est de l’intérêt de tous de choisir la seule voie juste et possible qui nous permettra d’aller vers la réconciliation et le renouveau du FFS ». Après Laskri, Halet, c’est au tour de Lahlou de revendiquer le retour des « anciens » exclus pour des raisons qui n’ont plus cours aujourd’hui.

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