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Les paramédicaux paralysent les hôpitaux

17 janvier 2018 | 00:13
grèveSantéHopital Lynda Louifi


Rien ne va plus dans le secteur de la santé. La tension ne fait que s’amplifier. La colère des paramédicaux et médecins résidents ne cesse de grandir, des mouvements de grève qui ne font que plonger le secteur de la santé dans un véritable malaise sans précédent, prenant le malade en otage.

N’ayant pas trouvé un écho favorable à sa plate-forme de revendications, le syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a poursuivi, hier, sa grève cyclique de trois jours. Au deuxième de leur mouvement de grève, les paramédicaux semblent se mobiliser d’avantage afin que leurs revendications soient prises en charge. Pour sa part, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a invité les paramédicaux à une réunion de conciliation, aujourd’hui, afin de trouver un terrain d’entente et prendre des mesures urgentes à cette situation. En effet, les paramédicaux n’ont pas rebroussé chemin au deuxième jour de ce mouvement de grève. La grève du personnel paramédical, largement suivi à travers le territoire national, a sérieusement pénalisé les malades hospitalisés. Les rendez-vous ont été reportés, les interventions et les soins réduits. Seul le service minimum a été assuré hier par les grévistes. « Il y a eu une forte adhésion à ce mouvement de protestation et nous sommes amplement satisfaits », nous a signifié le président du SAP. Selon lui, le taux de suivi de cette action de contestation, qui était de l’ordre de 85% au premier jour, est resté stable. « Cette forte mobilisation renseigne sur la résolution des paramédicaux à arracher leurs droits légitimes », a indiqué le président de cette entité syndicale. Ce syndicaliste confirme en outre, « la détermination de la corporation paramédicale à aller jusqu’au bout de leur lutte syndicale afin d’exiger la prise en charge réelle de leurs préoccupations ». Hier encore, les paramédicaux ont tenu leur piquet de grève dans l’enceinte du CHU Mustapha

Forte perturbation dans les hôpitaux d’Alger

Le mouvement de grève des médecins résidents et des paramédicaux a entraîné des perturbations dans les établissements hospitaliers d’Alger, et ce malgré le service minimum assuré dans certains hôpitaux, ont indiqué lundi des chefs de service dans les centres hospitalo-universitaires (CHU) d’Alger. Le Pr Bouzid Addad, chef du service gynécologie obstétrique et président du conseil scientifique au CHU Mustapha, a affirmé que son service « n’a pas été trop affecté par la grève étant un service d’urgences médicales qui travaille 24/24 », ajoutant que de « nombreux autres services ont connu des perturbations concernant les soins et les rendez-vous médicaux ». Si le service de chirurgie générale a pu maintenir les rendez-vous des interventions et poursuivre son travail sans interruption, selon la responsable, le Pr Zahra Messaouden, « le service ORL a quant à lui enregistré un ralentissement de 50% à cause de la grève des médecins résidents ». La grève des paramédicaux a provoqué « une paralysie totale » dans la programmation des interventions chirurgicales dans le même établissement, a ajouté le chef de service ORL Djamel Djenaoui, appelant les pouvoirs publics « à prendre des mesures urgentes pour régler ce problème ». Le Pr Lahbib Douaghui chef de service des maladies thoraciques et respiratoires au CHU Hassani Issaad (Béni Messous), regrette cette situation de blocage induite par la grève de ces deux corps, appelant les pouvoirs publics à « trouver des solutions urgentes à leurs problèmes avant que la grève n’entraîne une paralysie totale de l’activité au sein des hôpitaux ».


Pour sa part, le SG de la section syndicale des paramédicaux du CHU Mustapha et coordonnateur des activités médicales du département de néphrologie, Riad Rouchiche, a, quant à lui, affirmé que cet établissement emploie plus de 1 400 agents paramédicaux qui assurent des services dans les 49 services spécialisés de l’hôpital, ajoutant que le syndicat veille, en dépit de la grève, à assurer le service minimum. Mais, a-t-il ajouté, « les dates des examens médicaux sont les plus touchées par la grève ». Il a précisé que le syndicat était contre la grève mais qu’il était obligé d’y adhérer pour « défendre les syndicalistes contre les agressions répétées et demander à revoir la carrière professionnelle ».

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