Culture

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302

Les noces de Figaro version algérienne

17 mai 2017 | 01:05
R. C


Accueilli à l’Opéra Boualem-Bessaïeh d’Alger, dans la soirée de ce lundi 15 mai, l’Orchestre de l’Opéra d’Alger dirigé par Amine Kouider, a exécuté le chef d’œuvre Les noces de Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart devant un public nombreux.


Ouverte pour la première fois, la fosse scénique de l’Opéra Boua- lem-Bessaïeh d’Alger verra un quarantaine de musiciens de l’Orchestre de l’Opéra d’Alger exécuter Les noces de Figaro.


Une œuvre en quatre actes, écrite en 1786 par Wolfgang Amadeus Mozart sur un livret en Italien de Lorenzo da Ponte inspiré de la comédie de Beaumar- chais, Le mariage de Figaro.


Mis en scène par Olivier Tousis et menée dans les quatre pupitres : soprano, alto, ténor et basse par des voix lyriques d’ar- tistes de plusieurs pays et d’Algérie, le spectacle comique comprend, deux heures durant, une série de romances à rebondis- sements, explorant les travers de l’être, sujet à la tentation et l’infidélité.


Le mari de la comtesse, loin d’être un modèle de vertu, tente de séduire la camériste (titre donné aux dames qui servent les prin- cesses dans leur chambre) de sa femme, Suzanne. Celle-ci doit épouser Figaro, ser- viteur du comte et de la fille de son jardinier, Barberine.


Le comte est concurrencé par le page (jeune garçon noble placé auprès de son maitre pour l’escorter) Chérubin, amou- reux de toutes les femmes du palais, notamment de sa marraine, la comtesse.


De son côté, la vieille Marceline, aidée du docteur Bartholo-Antonio et du maître de musique Basilio don Cursio, veut empê- cher les noces de Suzanne et Figaro, car ce dernier lui a fait une promesse de mariage.


Dans leurs costumes d’opéra classiques et avec des voix puissantes, Pierre-Yves Binard (narrateur), Marc Souchet (Figa- ro), Fé Avouglan (Suzanne), Anas Seguin(le comte) , Catherine Manandaza (la comtesse), Catalina Skinner (Chéru- bin), Elena Rakova (Marceline), Olivier Tousis (Barthoto-Antonio), Hadj Aissa Amara (Basilio don Cursio) et Ibtissem Amrane (Barberine), se sont donnés la réplique dans des échanges intenses.


Ren- due dans un rythme dramatique élevé et ininterrompu, la trame est soutenue par les chœurs de Anissa Hadjersi, Asma Maouche et Adel Brahimi, que le jeune Zohir Mazari, au talent prometteur, a brillamment ordonné.


Sur la scène, agrémentée d’un éclairage concluant et servie par un décor, signé Christoph Tsiolle, l’espace, suggéré par quelques accessoires, se prolonge dans des projections d’images sur grand-écran, permettant un bon contexte aux comé- diens-vocalistes qui ont usé dans les dia- logues de répliques dans le parler algérien.


Les comédiens ont incarné des person- nages aux caractères épais, ils ont su por- ter le texte de cette grande œuvre lyrique en conduisant la trame, séparée d’un entracte, avec assurance.


Le chef Amine Kouider a propulsé avec autant de souplesse que d`autorité l’Or- chestre de l’Opéra d’Alger au niveau des
« formations de référence dans le monde », comme il aime à le rappeler, rap- porte l’Agence presse service d’Algérie.
 

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