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Les médecins résidents refusent de faire marche arrière

27 février 2018 | 20:28


La septième réunion entre les médecins résidents, en grève depuis plus de trois mois, et la commission intersectorielle n’a pas été concluante. « On ne peut pas parler d’échec car les canaux de communication avec les pouvoirs publics ont été rouverts de nouveau, même s’il n’y a rien eu de concret sauf les propositions déjà faites dans les précédentes rencontres », a affirmé ce mardi 27 février le docteur Sofiane Difallah dans une déclaration au Jeune Indépendant.


« Les négociations butent toujours sur le service civil obligatoire, le service militaire qui n’exclut pas les résidents de plus de 30 ans et le statut de ces médecins en spécialisation qui reste flou », a résumé ce résident anesthésiste-réanimateur au CHU Mustapha. « Les choses ne sont pas aussi simples », a-t-il admis, en expliquant que la plateforme de revendications implique des réformes sérieuses et profondes de l’actuel système de santé, ce qui nécessite un budget conséquent. Or l’Etat veut maintenir la gratuité des soins à moindre coût pour ce secteur qu’il considère non rentable, tout comme celui de l’éducation d’ailleurs », a-t-il regretté. Les résidents ne comptent pas abandonner leur combat contre ce qu’ils appellent « la médecine de guerre », quitte à faire une année blanche. « Nous n’avons rien à perdre », a affirmé amèrement ce membre du Comité national des médecins résidents algériens (CAMRA), en dénonçant le maintien d’un service de santé « médiocre » qui pénalise à la fois les professionnels de la santé et les citoyens. Pour ce futur spécialiste, l’annulation ou même le gel de la grève s’apparentent à une trahison des consœurs et des confères. « Nous avons décidé dès le départ que ce sera un combat de dignité et nous ne sommes pas près de l’abandonner jusqu’à l’aboutissement de nos revendications », a insisté le jeune médecin. Outre les grèves, le boycott des examens de fin de spécialisation et l’organisation de sit-in au sein des 13 CHU du pays, les résidents multiplient les marches dans les grandes villes pour sensibiliser l’opinion publique sur leur cause. D’ailleurs une marche est prévue demain à Constantine, après celles organisées précédemment à Alger (malgré l’interdiction des manifestations dans la capitale), à Oran, à Blida et à Tizi Ouzou. Pour rappel, les médecins résidents, dont le nombre avoisine les 15 000, sont des diplômés de médecine générale confirmés, qui étudient une spécialisation à l’issue d’un concours. Ils contestent notamment le service civil qui leur est imposé au terme de leurs études de spécialisation et qui consiste à les obliger de travailler dans les zones reculées, notamment au Sahara et dans les Hauts Plateaux, dans des conditions socioprofessionnelles qu’ils qualifient d’insupportables : manque d’infrastructures, absence de plateau technique adéquat, absence de logement de fonction, impossibilité de regroupement familial, salaire inadéquat… « Au bout d’un long parcours (7 ans de médecine générale et 4 à 5 ans de spécialisation), on nous impose le service civil comme condition pour nous délivrer notre diplôme de spécialisation », conteste un résident dans la foule, en accusant les pouvoirs publics d’exercer du chantage contre les Algériens qui ont choisi de faire médecine. Pour rappel, la commission avait proposé, lors des précédentes réunions avec les délégués des résidents, une prime d’installation de 20 000 dinars, une garantie de n’affecter un résident une ville qu’après lui avoir assuré un logement décent et équipé, en plus de l’instauration du droit de regroupement familial pour les couples de


 


médecins. Pour la dispense du service national, qui figure aussi dans les revendications des médecins résidents, aucune réponse n’a été formulée pour cette corporation du corps médical, pour la simple raison que cela relève des prérogatives du ministère de la Défense, qui n’est pas représenté dans le comité intersectoriel en charge des revendications des résidents. A titre de rappel, ces derniers demandent à bénéficier, au même titre que tous les citoyens, de l’exemption du service national pour ceux ayant atteint l’âge de 30 ans et plus au 31 décembre 2017.

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