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Les législatives vues par les jeunes : Pourquoi je vote

26 avril 2017 | 13:38
Amel Saïdi et Djamel Zerrouk

Que ressentent les jeunes qui viennent d’atteindre 18 ans, et qui sont censés aller voter pour la première fois de leur vie ? Même si certains se disent non concernés par cette échéance électorale, une bonne partie des jeunes que nous avons rencontrés affichent leur volonté de mettre le bulletin dans l’urne.

« Même blanc ! », martèle Massi, âgé de 18 ans depuis le 17 mars 2017 et préparant un bac « lettres » au lycée de Ben Aknoun. Phénomène nouveau, le débat électoral n’a plus lieu seulement dans les cafés mais dans les…cybercafés. « Il ne faut pas occulter le fait que la campagne est massivement suivie sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter… C’est un moyen d’amener la jeunesse algérienne à suivre cet événement, mais aussi et surtout à aller voter », estime un éducateur de jeunesse rencontré à Alger-centre. Les citoyens d’autres tranches d’âges se disent également « engagés » pour aller choisir leurs élus. A l’exemple de ce fellah rencontré à Tissemsilt près de son champ. « Pour moi, le vote est un devoir pour tout Algérien. Je ne peux comprendre ceux qui appellent à l’abstention, au boycott ou des choses de ce genre…Il y a deux choses dont je ne me déferai jamais : supporter l’équipe nationale et aller voter », nous a déclaré, Miloud, 52 ans, père de 8 enfants. Quant à Bakhta, enseignante à Relizane, l’acte de voter est la meilleure manière de « prouver sa citoyenneté ». « Le pays nous appelle à voter nous devons répondre présent. D’autant plus que chaque électeur est libre de choisir son candidat », dit-elle. Abondant dans le même sens, Mahmoud, natif de Chlef et entraîneur d’une jeune équipe de football de division inférieure, explique sa volonté de se présenter au bureau de votre le 4 mai prochain. « Le vote est un devoir ; les citoyens doivent tous aller voter afin d’élire leur représentant à l’APN. Ce sera inchAllah un jour de fête, comme lors de la victoire de l’équipe nationale au Soudan ». Kahina, une jeune lycéenne de Tiaret qui prépare son bac cette année, donne le même avis sur le sujet : « Voter est un acte de responsabilité envers mon pays. Nous devons faire comme toutes ces grandes nations autour de nous. » 

L’appel unanime des partis politiques

Du côté des formations politiques en course pour les législatives, le discours est à la persuasion. « L’acte de voter en tant que devoir national et impératif pour consolider la stabilité de l’Algérie et la lutte contre la "culture" du désespoir », ont constitué des thèmes abordés par plusieurs chefs de partis politiques lundi, 16e jour de la campagne électorale des législatives. Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Mokri, représentant de l’alliance MSP-Front du changement (FC), a affirmé lors d’un meeting à Jijel que la participation aux élections législatives constitue un « devoir national » en mesure de maintenir la « stabilité dans le pays ». Le président du parti El-Fadjr El-Djadid, Tahar Benbaïbeche a, lui aussi, mis l’accent à Sétif sur la portée stratégique des prochaines élections, soulignant qu’elles « diffèrent de toutes les précédentes » en raison de la conjoncture actuelle du pays qui exige « la mobilisation de tous et une vigilance extrême ». « Si les prochaines élections se déroulent dans le calme et la sérénité, nous aurons garanti l’avenir de l’Algérie », a-t-il affirmé. La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a appelé à El-Oued à lutter contre la « déprime politique » et la « culture du désespoir ». « La déprime politique assombrit les horizons du citoyen, surtout dans les domaines économique et de l’emploi », a estimé Mme Hanoune qui a préconisé une réflexion « sérieuse » sur les solutions permettant de lutter contre la culture du désespoir, estimant qu’une forte participation au scrutin participe de cette lutte. Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia a, de son côté, affirmé à Barika (wilaya de Batna) que protéger le pays et garantir sa stabilité étaient un « souci constant » pour sa formation politique. « La question de la stabilité du pays et le déploiement de plus d’efforts pour bâtir un Etat fort et moderne pour aller de l’avant dans le processus du changement constituent des constantes du projet sociétal et de la ligne militante du RND », qui dispose de « visions concrètes » sur la manière de gérer la crise économique engendrée par la chute des prix du pétrole, a déclaré Ouyahia, mettant en exergue la nécessité de « consolider et de soutenir l’investissement » pour bâtir une économie nationale productive.

Les scrutins historiques

Les Algériens se sont rendus aux urnes, pour la première fois, lors du référendum d’autodétermination pour mettre fin au joug colonialiste qui a sévi pendant 132 ans dans un pays qui ne lui appartenait pas. Il s’est déroulé le 1er juillet1962. Les Accords d’Évian, qui mettaient en théorie un terme à la guerre d’Algérie le 19 mars 1962, prévoyaient en effet qu’il devait avoir lieu dans un délai compris entre trois et six mois. Les électeurs ont eu à se prononcer par « oui » ou par « non » sur la question suivante : « Voulez vous que l’Algérie devienne un État indépendant coopérant avec la France dans les conditions définies par les déclarations du 19 mars 1962 ? » 1. Le « oui » l’emporte par 99,72 % des suffrages exprimés. Le président de la République française Charles de Gaulle n’avait pas d’autre choix que de reconnaître, le 3 juillet, l l’indépendance de notre pays et celle-ci est proclamée en Algérie le 5 juillet 1962, pour coïncider avec la date qui avait vu envahir notre patrie par la soldatesque française en 1830. Le 5 février 1967 se déroulaient en Algérie les premières élections organisées depuis l’avènement de Houari Boumediene 19 juin 1965. Et pour la première fois depuis l’indépendance, la compétition réunissait des candidats, certes tous officiels, mais en nombre double de celui des sièges à pourvoir. 

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