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Les journalistes de la radio publique en colère

24 février 2019 | 19:30


Ça bouge dans les médias publics. L’onde de choc du refus de couvrir et de diffuser la moindre information sur les manifestations de vendredi dernier continue de faire des siennes. Le collectif des journalistes des stations publiques de la Radio Chaîne 1,2,3, et la Chaîne internationale, ont exprimé leur opposition à la manière dont leur direction a décidé de couvrir l’actualité politique.


Dans une lettre sous forme de pétition qu’ils ont adressée au directeur de l’ENRS, nos confrères de la Radio publique se sont interrogé s’ils étaient des journalistes étatiques ou de service public ?


« La vérité sur le métier de journaliste du service public, c’est qu’il a perdu tous les moyens sûrs de sauvegarder sa dignité. Si la vérité sur le métier de journaliste est la reconnaissance d’une conscience professionnelle, il nous reste, nous journalistes de la radio nationale, le droit de disposer de nous-mêmes », lit-on dans cette lettre qui devrait être remise aujourd’hui au DG de l’ENRS.


Après avoir témoigné du non-respect de la neutralité dans le traitement de l’information, nos confrères s’élèvent contre la décision de la hiérarchie de « passer sous silence les grandes manifestations nationales du 22 février 2019 ».


Les journalistes refusent « le traitement exceptionnel et dérogatoire imposé par la hiérarchie au profit du Président et de l’alliance présidentielle et restrictif quand il s’agit de l’opposition ».


« Nous sommes le service public et non des journalistes étatiques », clament nos confrères de la radio qui précisent à leur DG que leur lettre intervient dans des « circonstances d’extrême tension au sein des rédactions ».


Cette pétition devrait être adressée également au ministre de la Communication pour information et solliciter son intervention.


Rappelons que la rédactrice en chef du service international de la Chaîne III Meryem Abdou, qui anime l’émission « L’histoire en marche », a annoncé hier sa démission de son poste de responsabilité en signe de protestation contre la non couverture des manifestations du 22 février. Une démission qui a fait tache d’huile et crée tout un mouvement de protestation.


D’un autre côté, selon des échos au sein de l’EPTV (télévision publique), le limogeage du directeur de l’information a suscité des satisfactions et des secousses au sein des rédactions de la télé. Il semble qu’une pétition similaire est en train de circuler, et dans laquelle les signataires refusent de cautionner des attitudes qui foulent aux pieds les règles élémentaires du métier.


Il faut signaler que des autorités gouvernementales ont récemment critiqué la faiblesse criarde et flagrante des médias publics dans les réseaux sociaux, en dépit des gros moyens financiers et humains et des dotations budgétaires conséquentes. Une absence remarquée surtout sur Youtube, Facebook, Twitter et autres, qui mettent à nu les carences dans la communication de ces médias à l’ère des technologies modernes.

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