Articles similaires

Nationale

#TITRE

229

Les experts plaident pour des actions urgentes

25 septembre 2019 | 20:14
banque mondial Lilia Ait Akli


La réforme du système bancaire s’impose. Les experts s’attellent à dire que sa réforme est une « nécessité incontournable », d’autant qu’il est le moteur de l’économie nationale, étant sa principale source de financement.


La question de modernisation et de développement du système bancaire a été ce mercredi au centre du débat organisé par le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE). Les experts qui ont animé le débat ont, à l’unanimité, souligné la nécessité de développer et de moderniser ce secteur. Faisant un état des lieux du secteur bancaire en Algérie, Rachid Sekak, expert financier, estime que la situation actuelle du secteur bancaire reflète et accentue les dérèglements structurels de l’économie. D’où sa conviction de la nécessité de réformer le système bancaire qui doit être accompagné d’un programme cohérent structurel. « La rénovation du secteur bancaire devra s’intégrer dans une stratégie beaucoup plus large », a-t-il précisé.


La faiblesse de l’intermédiation bancaire, la prédominance des banques publiques et la faiblesse des crédits accordés au secteur privé font de sa réforme une nécessité. « Cette configuration du secteur n’a pas permis au pays de réaliser son potentiel de croissance à deux chiffres, alors que le pays pouvait bien le faire au moment de l’abondance des ressources pendant des années », a-t-il affirmé. Plus encore, l’intervenant estime que le secteur nécessite plus qu’une réforme, une restructuration. Il n’a pas omis de faire la comparaison avec les pays voisins, notamment pour ce qui est de l’intervention des banques privées, citant l’exemple du Maroc où 66% du marché est détenu par le capital privé. Ce pays voisin dispose également d’un grand nombre d’agences (6 388) en comparaison avec l’Algérie (1 489 soit une agence pour 25 000 habitants).


Par ailleurs, Sekak affirmé que les banques publiques souffrent d’un problème de gouvernance. C’est dans cette optique qu’il a souligné la nécessité de mettre fin aux injonctions externes et de renforcer par conséquent les conseils d’administrations en incluant des experts financiers et banquiers indépendants du ministère des Finances.


Nadhir Laggoune, consultant et membre du CARE a, de son côté affirmé l’exigence de réformer le système bancaire qui n’est pas assez performant aujourd’hui. « Les banques ont une grande importance dans le système financier qui finance l’économie du pays car l’apport des autres instruments de financement, à l’instar de la bourse, reste relativement faible », a-t-il indiqué. Pour lui, le développement du secteur bancaire dépend aussi de sa modernisation et de la réorientation de l’investissement vers le secteur privé, qui est le véritable créateur de richesses.


Aujourd’hui donc, il est question de restructurer le système bancaire, pas uniquement d’apporter des réformes « superficielles ». Car les dysfonctionnements sont, selon les experts, à un tel niveau qu’il ne s’agit plus de corriger ici et là, mais bien de redessiner le cadre et les modes de fonctionnement du système financier et de son secteur bancaire. Le constat dressé par les experts ne laisse aucun doute sur la réalité du secteur bancaire du pays, qui reste à la traîne comparativement à celui des pays voisins.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter