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Les entreprises américaines réclament moins de bureaucratie

11 octobre 2018 | 20:00
Algérie Etats-Unisusa Lilia Aït Akli


L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Algérie, John Desrocher, a affirmé que l’attraction des investissements américains en Algérie nécessite plus de transparence, plus de prévisibilité et un meilleur accès aux marchés. Il a signalé, dans la foulée, le grand nombre d’entreprises américaines déjà installées en Algérie et celles intéressées par le marché algérien, notamment dans le secteur de l’agriculture, de la santé et de l’énergie.
Lors d’une conférence de presse animée jeudi au siège de l’ambassade, pour discuter des pourparlers sur l’accord-cadre sur le commerce et l’investissement (TIFA) entre le gouvernement de son pays et celui de l’Algérie le 2 octobre passé, l’ambassadeur a mis en exergue les facteurs qui entravent l’investissement américain en Algérie. Selon lui, les restrictions d’importation, la bureaucratie, les mesures réglementaires et les difficultés de transfert monétaire sont autant de facteurs réduisant l’attrait de l’Algérie en tant que destination pour les investisseurs. Il a ajouté se baser sur les inquiétudes exprimées par des entreprises américaines désireuses d’investir en Algérie. Pour argumenter ses dires, il a rappelé qu’en une année seulement, les règles d’importation ont changé : le système des licences, le système tarifaire et enfin l’interdiction d’importation de certains produits. Une situation, a-t-il estimé, qui n’arrange pas les entreprises, lesquelles ne peuvent, dans ce cas-là, connaître réellement l’environnement dans lequel elles vont opérer. Il a cependant signalé la volonté, du côté algérien, de créer, dans un avenir proche, un environnement plus prévisible. La règle 51/49, elle aussi, diminue l’attractivité de l’investissement, selon l’intervenant. Il a cependant indiqué que certaines entreprises parviennent à gérer cette règle alors que d’autres préfèrent ne pas opérer dans ce cadre juridique. « Cela dépend de la stratégie de chaque compagnie », a-t-il expliqué. C’est dans ce sillage qu’il a souligné le rôle de l’ambassade, qui consiste à aider et à assister les entreprises américaines intéressées par le marché algérien à comprendre ce qui est nécessaire pour réussir un investissement en Algérie. « Je suis convaincu que l’intensification des échanges et des investissements avec les Etats-Unis contribuera à l’objectif déclaré du gouvernement algérien, à savoir diversifier et renforcer son économie », a-t-il souligné. 
Interrogé sur la requête de l’Algérie concernant son retrait de la liste des pays à surveiller pour non-respect de la propriété intellectuelle, l’ambassadeur s’est contenté d’afficher un optimisme à l’avenir sur cette question. Il a cependant signalé la préoccupation du gouvernement américain sur ce sujet, lequel revêt une grande importance pour les Etats-Unis, notamment dans le secteur pharmaceutique et logiciel. Concernant la volonté récemment affichée par les constructeurs automobiles américains de conquérir le marché algérien, John Desrocher n’a pas souhaité parler à la place des compagnies. Il a toutefois souligné l’attractivité de l’Algérie dans ce secteur.
TIFA, un accord très important à faire durer dans le temps
Selon l’ambassadeur américain, les accords-cadres sur le commerce et l’investissement de 2018 ont permis aux Etats-Unis et au gouvernement algérien de se rencontrer et de discuter des questions d’intérêt commun, et ce dans le but d’améliorer la coopération. Il est question aussi de renforcer les possibilités mutuelles de commerce et d’investissement. Outre les droits de propriété intellectuelle, le système généralisé de préférence (GSP) a été au centre des débats lors du TIFA.


Ce dernier « pourrait favoriser le développement économique de l’Algérie en supprimant les droits de douane sur les produits éligibles à l’exportation vers les Etats-Unis », a-t-il précisé. « Ce système est d’une grande importance, il faut donc le garder pour que l’Algérie atteigne la diversification de son économie », a-t-il ajouté Notons que le volume d’échange entre les deux pays est de cinq milliards de dollars. 

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