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Les enjeux cachés d’une crise

21 mai 2019 | 21:30
manifestations Hirak Mohamed Nazim Aziri

À entendre et lire les analyses politiques d’un grand nombre d’observateurs, même les plus avisés et les plus médiatisés, on constate qu’il y a une tendance inopinée ou parfois préméditée de dissocier la crise politique qui secoue l’Algérie de son cadre géopolitique régional et sous-régional. Il est évident que le hirak est une question algéro-algérienne, mais personne ne peut nier aussi que les circonstances sécuritaires particulièrement dangereuses, dans nos frontières, pèsent de tout leur poids, même d’une façon indirecte, sur le cours des événements.

La recrudescence des attentats terroristes dans la région du Sahel, l’offensive des troupes de Haftar dans l’ouest de la Libye, la crise au Soudan, la nouvelle politique américaine annoncée par John Bolton dans le continent africain, ou le bras de fer engagé entre d’anciens pays coloniaux comme la France et les nouveaux prétendants à l’influence militaire et économique sur le continent noir, pour ne citer que les Russes et les Chinois, sont autant de facteurs qu’il ne faut pas négliger dans les analyses. À cela s’ajoute une agitation suspecte et douteuse de certains médias à l’égard de l’ANP. Ce sont autant de facteurs qu’il faut prendre en compte dans la prise de décision, et au passage une clé pour comprendre la prudence de l’état-major devant une crise qui peut paraître simple pour le profane des enjeux géostratégiques, mais lourd de sens pour les initiés aux ambiguïtés des puissances étrangères en matière de politique internationale.

C’est dans cette optique qu’il faut admettre que le vide constitutionnel et l’instauration d’une interminable période de transition constituent les solutions les plus risquées, compte tenu des divergences idéologiques, voire "régionalistes" de certains acteurs politiques qui seront mis en jeu. C’est aussi l’option qui mettra l’ANP devant des défis supplémentaires alors que la voie constitutionnelle peut en faire l’économie.

Car si on constate que toutes les questions, même les plus élémentaires, créent des polémiques nationales, pourquoi vouloir alors s’aventurer sur le lancement de débats hâtifs engageant l’avenir du pays en dehors d’un cadre conforme à la loi fondamentale ? N’y a-t-il pas un risque de voir resurgir les ambitions politiques qui ont fait éclater les alliances de l’opposition à plusieurs reprises et créé des fractures irréversibles au sein de l’ex-alliance présidentielle ?

Une chose est certaine, une crise qui a mis 20 ans à se mettre en place, avec son lot de dégâts presque irréversibles sur la classe politique, la société civile, l’économie, les relations extérieures et les structures sociales notamment, ne saurait trouver une solution magique avec des schémas hasardeux et risqués, importés de pays qui n’ont pas réussi leurs transitions.

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