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Les détenus palestiniens suspendent leur grève de la faim

27 mai 2017 | 18:52
R. I.

Après 40 jours de grève de la faim menée par les détenus palestiniens, les autorités d’occupation ont enfin cédé à leurs revendications.

Au premier jour du mois béni de Ramadan, les détenus palestiniens ont donc mis fin à leur grève de la faim. Le chef du comité chargé des détenus palestiniens a expliqué que vers 4 heures du matin, les détenus dirigés par le leader du Fatah, Marwan Barghouthi, ont annoncé avoir suspendu leur grève de la faim.

Ils sont parvenus à un accord avec les autorités pénitentiaires de l’occupation, après plus de 20 heures de négociations dans la prison d’Ashkelon. Près de 1600 détenus palestiniens observaient depuis 40 jours une grève de la faim en protestation aux mauvaises conditions de détention.

Les grévistes réclamaient des meilleurs services médicaux, des visites familiales, la fin des mises à l’isolement et des conditions de détention plus dignes. Les grévistes ont été représentés, lors des négociations, par Marwane Barghouthi et par d’autres responsables palestiniens.

Inquiètudes du CICR

Les autorités d’occupation refusaient, au départ, de se mettre à la table du dialogue avec les Palestiniens. Mais la détermination des détenus grévistes de la faim illimitée a suscité une vague de manifestations de solidarité et de condamnations au niveau international.

Le Comité international de la Croix-Rouge avait averti jeudi que les grévistes étaient entrés dans une phase « critique ». « Les médecins du CICR ont rendu visite à tous les détenus en grève de la faim », avait déclaré le chef du département de la santé du CICR dans les territoires palestiniens occupés, Gabriel Salazar.

« Nous sommes préoccupés par les éventuelles conséquences irréversibles sur leur santé. Du point de vue médical, nous entrons dans une phase critique », avait-il estimé dans un communiqué. Une trentaine de prisonniers avaient été hospitalisés ces derniers jours en raison de la détérioration de leur état de santé, selon l’administration pénitentiaire. 

« C’est un jour heureux pour tous, nous étions inquiets de la détérioration de l’état de santé des grévistes », a-t-il affirmé à l’AFP. « Le CICR est prêt à aider les deux parties avec notre expertise et notre soutien technique pour organiser une deuxième visite » par mois des familles des détenus.

850 000 prisonniers depuis 1967

Pour l’expert palestinien, Abdel Majid Souilem, il s’agit d’une victoire des prisonniers. Les « autorités d’occupation israéliennes qui ne voulaient à aucun prix négocier avec les représentants des détenus ont été contraintes de le faire », a déclaré à l’AFP. « Reste désormais à savoir si Israël respectera ses engagements », a-t-il ajouté. 

Ces prisonniers entendaient donner l’alerte sur les conditions de détention des 6.500 Palestiniens incarcérés par l’entité sioniste, dont des dizaines de femmes et d’enfants, et dénoncer le système judiciaire israélien appliqué aux Palestiniens des Territoires occupés.

Le sort des prisonniers est particulièrement sensible parmi les Palestiniens : plus de 850.000 d’entre eux (pour une population actuelle de 4,5 millions dans les Territoires) sont passés par les prisons sionistes depuis l’occupation israélienne des territoires palestiniens en 1967. 

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