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Les cours du baril resteront fermes en 2018 et 2019

29 avril 2018 | 23:14

Selon les prévisions actualisées de la Banque mondiale sur l’évolution des prix des matières premières, le prix moyen du baril en 2018 et 2019 devrait se maintenir à 65 dollars, alors qu’actuellement il tourne autour de 72 à 74 dollars pour le brent. Il s’agirait, selon des experts, d’un cours très appréciable pour les pays producteurs, d’autant que le marché reste menacé par la hausse significative de la production du schiste, notamment aux Etats-Unis. Avec cette fourchette de 65 dollars le baril, c’est un équilibre « tacite » qui s’impose et s’installe durablement sur le marché et qui conforte aussi bien les intérêts des pays consommateurs que les grands producteurs.

Ces derniers, notamment les mono-exportateurs, comme l’Algérie, pourront continuer à souffler en se relevant progressivement de la difficile conjoncture dans laquelle la baisse des cours les a plongés.

Pour les experts de la Banque mondiale, même si une baisse des cours est attendue par rapport aux niveaux d’avril 2018, le maintien des accords de diminution des volumes de production par les pays de l’OPEP et les autres pays producteurs et la solidité de la demande soutiendront les prix.

Toutefois, les contraintes du côté de la production d’huile de schiste aux États-Unis, les tensions géopolitiques dans certains pays producteurs et les hypothèques relatives à la levée des sanctions contre l’Iran par les États-Unis pourraient orienter ces prévisions à la hausse.

Inversement, selon les mêmes prévisions, « en cas de délitement de l’accord entre pays exportateurs de pétrole ou la fin pure et simple de cet accord, mais aussi de reprise de la production en Libye et au Nigeria et de montée en puissance plus rapide que prévu de la production d’huile de schiste, ces prévisions pourraient être inférieures aux annonces ».

« Avec la contraction significative des stocks, les prix du pétrole ont plus que doublé depuis le cours plancher atteint au début de 2016, la solidité de la demande de pétrole et un meilleur respect par les pays de l’OPEP et les autres pays producteurs de leurs engagements de production ont contribué à orienter le marché vers une situation de déficit », explique John Baffes, économiste senior à la Banque mondiale

Dans son rapport, la Banque mondiale a d’ailleurs consacré un dossier spécial à la situation des pays exportateurs de pétrole depuis l’effondrement des cours en 2014. « Ce tassement des prix a altéré les recettes pétrolières, obligeant les gouvernements à tailler dans leurs dépenses, ce qui a aggravé le ralentissement de l’activité du secteur privé dans bon nombre de régions », ont relevé les auteurs qui ont également mis en exergue l’impact des inégalités de revenu et de l’instabilité politique, lesquelles ont également érodé les capacités de certains pays exportateurs à gérer des prix aussi bas.

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