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Les corps communs renouent avec la protestation

13 octobre 2018 | 17:00
Lynda Louifi

La Coordination nationale des travailleurs des corps communs et ouvriers professionnels du secteur de l’éducation, affilié, à l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF), renoue avec la contestation en appelant à la tenue d’une journée de protestation devant les sièges des directions de l’éducation des wilayas de Ghelizane, Aïn Defla, Laghouat et Batna, et ce le 25 octobre prochain.
La reprise de la protestation des corps communs est motivée par « le mutisme des responsables du secteur face aux doléances maintes fois soulevées ».
Dans une déclaration rendue publique, la Coordination a dénoncé énergiquement l’attitude du ministère de l’Education, qui refuse de tendre l’oreille aux revendications de cette catégorie de travailleurs.
La Coordination met en avant « la situation catastrophique des corps communs, qui perçoivent des salaires dérisoires, insuffisants pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires ». 
C’est à l’issue d’une rencontre nationale tenue au siège de l’UNPEF à Alger, le 8 octobre dernier en présence des représentants de plusieurs wilayas, qu’il a été convenu de la tenue de cette journée de protestation pour appuyer 3 principales revendications de cette frange. Il s’agit de l’annulation des articles 19 et 22 du statut général de la fonction publique, le versement des indemnités en souffrance depuis 2012 des laborantins et la révision à la hausse de la prime de rendement des corps communs à 40% au lieu de 30%.
Ainsi, la révision du système salarial figure en tête des revendications de la Coordination, qui exige également la généralisation de la prime de permanence et de nuisance ainsi que l’octroi de la prime de rendement. Il convient de souligner que les articles 19 et 22 du statut général de la fonction publique stipulent que « les emplois correspondant à des activités d’entretien, de maintenance ou de service, dans les institutions et administrations publiques, sont soumis au régime de la contractualisation. Les agents visés sont recrutés, selon le cas et en fonction des besoins des institutions et administrations publiques, par voie de contrat à durée déterminée ou indéterminée, à temps plein ou à temps partiel. Les emplois qu’ils occupent ne leur confèrent ni la qualité de fonctionnaire, ni le droit à une intégration dans un grade de la fonction publique ».
La Coordination dénonce la spoliation des acquis sociaux des corps communs réduits par le statut général à la précarité de l’emploi. Elle revendique, également, l’intégration effective des laborantins dans le secteur de l’éducation nationale, la promotion systématique des corps communs et la création d’une prime spéciale pour les ouvriers professionnels. Cette frange de travailleurs dénonce l’injustice et la discrimination dans la perception des primes de rendement ». Elle demande que la prime soit relevée à 40 au lieu de 30 % actuel.
La formation des travailleurs des corps communs est devenue une exigence pour la Coordination nationale des corps communs, et ce pour « de meilleures prestations dans tous les volets les concernant », indique le communiqué.

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