Nationale

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532

Les conditions financières sont difficiles

26 juillet 2016 | 20:22
T. G.

Le président de la République a évoqué, hier en Conseil des ministres, la « diversification impérative » de l’économie nationale, l’amélioration du climat des affaires et la régulation du marché, tout en appelant les responsables nationaux et locaux à redoubler d’efforts pour informer l’opinion publique nationale sur les « conditions financières difficiles » que traverse le pays.

Le Président Bouteflika a réitéré que malgré la crise financière « aiguë » découlant de l’effondrement des prix pétroliers mondiaux, l’Algérie entend « sauvegarder et renforcer la dynamique de croissance » qu’elle a développée durant toutes ces dernières années, tout en veillant « à préserver » et « à affiner » sa politique de justice sociale.

Pour le Président, c’est cela la signification et l’objectif du nouveau modèle de croissance économique ainsi que des projets de loi sur les PME et sur les retraites adoptés hier par le Conseil des ministres.

A propos de la crise financière que connaît le pays, le Président a appelé la diversification de l’économie nationale et à l’amélioration du climat des affaires tout en incitant les responsables à redoubler d’efforts pour informer l’opinion publique nationale. Il les a également incités à communiquer sur les perspectives de croissance et d’emplois que l’Algérie est capable de réaliser à moyen terme.

En insistant sur le maintien par l’Etat des avantages octroyés aux investissements en dépit des tensions pesant sur les recettes publiques, Bouteflika a soutenu que le pays attendait des opérateurs économiques plus de dynamisme dans l’investissement, la création d’emplois et la conquête de parts sur les marchés extérieurs.

Le modèle de croissance économique

Le « nouveau modèle de croissance économique », débattu et adopté hier en conseil des ministres, se fonde sur une politique budgétaire « rénovée » avec l’amélioration de la fiscalité ordinaire et une mobilisation de ressources financières supplémentaires tout en privilégiant l’investissement à forte valeur ajoutée.

Ce nouveau modèle s’appuie, selon le communiqué publié au terme de Conseil des ministres, sur une politique budgétaire rénovée soutenue par une amélioration des recettes de la fiscalité ordinaire de sorte qu’elle puisse couvrir, à l’horizon 2019, les dépenses de fonctionnement ainsi que les dépenses « incompressibles » d’équipements publics.

Cette nouvelle politique repose, en outre, sur une « réduction sensible » du déficit du Trésor à l’horizon 2019 et sur une mobilisation de ressources additionnelles sur le marché financier local, à l’image de l’emprunt obligataire lancé en avril dernier et « dont les résultats appréciables témoignent de la confiance des participants dans les perspectives prometteuses de l’économie nationale ».

Les objectifs du nouveau modèle de croissance économique consistent à privilégier, pour les investissements publics, ceux destinés aux infrastructures générant un effet d’entraînement sur les capacités productives du pays, avance le Conseil des ministres dans son communiqué.

Il s’agit également d’investir essentiellement dans les secteurs à forte valeur ajoutée tels que les énergies renouvelables, l’agro-industrie, les services, l’économie numérique et celle du savoir, l’industrie en aval des hydrocarbures et les mines.

Le nouveau modèle repose aussi sur la reprise de la production des hydrocarbures, une stimulation de la création d’entreprises par la poursuite de l’amélioration du climat des affaires et l’ouverture des secteurs non stratégiques à l’investissement privé et public ainsi que la promotion des exportations hors hydrocarbures.

Ce faisant, cette démarche générera une croissance économique plus soutenue de 3,5% en 2016 et de 4% en 2017, selon la présentation faite au Conseil par le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi. 

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