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Les collectivités locales pointées du doigt

11 mai 2019 | 21:11

Les prix de référence des fruits et légumes, prévus par le ministre du Commerce pendant ce mois de ramadan, n’ont pas été respectés dans 90% des marchés. Pis, les mercuriales ont connu une hausse qui oscille entre 15 et 20 %, selon le président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Zaki Hariz, invité ce samedi au forum d’El Moudjahid.

Le fiasco avéré de ces mesures prises par le département de Djellab incombe, d’après les déclarations du président de cette organisation professionnelle, aux collectivités locales qui n’ont pas été « coopérantes » dans l’opération d’organisation des 520 marchés provisoires attendus à l’échelle nationale, d’une part. D’autre part, il y a le débrayage observé depuis le début du mois du jeûne par les agents de contrôle censés veiller à l’application de ladite décision ministérielle. Par ailleurs, l’invité du forum justifie cette flambée des prix par la fièvre acheteuse du consommateur algérien, ce qui engendre un déséquilibre entre la demande nationale et l’offre des produits agricoles. Sur ce point, le conférencier tient à relever que les dépenses des ménages aux bourses moyennes durant le ramadan affichent une ascension exponentielle allant jusqu’à 76%.

Estimant inefficace de songer à rectifier le tir en ce moment et d’obliger les commerçants à s’aligner sur les prix référentiels, le président de la Fédération affirme que le marché obéit, comme à l’accoutumée, à la règle de l’offre et de la demande. Il explique que les prix de référence n’ont pas un caractère contraignant, d’autant plus qu’ils ont été définis suite à une entente entre les commerçants appartenant aux organisations professionnelles (Apoc, Fac, Anac mandataires, agriculteurs...) et la tutelle.

Hariz a été, malgré tout, rassurant quant à la baisse des prix des différents produits qu’on a pu constater à compter d’hier, car, argumente-t-il, les marchands des fruits et légumes reviennent à de meilleurs sentiments après l’accalmie que connaît la demande de ces produits reprenant, au fil des jours, leur cours naturel. Une baisse est attendue après l’écoulement des produits saisonniers dans les marchés, et cela garantira une disponibilité à même de répondre aux besoins des consommateurs. En outre, Hariz a signalé la stagnation de l’activité économique et des investissements, impactée davantage par le mouvement populaire du 22 février, lançant un appel aux pouvoirs publics pour la satisfaction des revendications du peuple le plus tôt possible et ainsi relancer la machine économique.

Pour sa part, le vice-président de la FAC, Abidi Mohamed, a fait savoir que les prix des viandes, toutes sortes confondues, affichent depuis cinq ans une stabilité, citant la volaille qui es cédée à 270 dinars /kilo (moyenne nationale) et la viande ovine qui est à 1 300 dinars /kilo. Le marché de la viande, quant à lui, enregistre une disponibilité satisfaisant les besoins de la demande nationale. Abidi a fait remarquer qu’il y a une mauvaise gestion des emplettes et des dépenses, qui affectent le pouvoir d’achat des familles. Cela dit le jeûne, censé avoir des fins thérapeutiques, est dépourvu de bienfaits à cause de cette rage d’achat. Une mauvaise habitude qui est à l’origine non seulement du phénomène de gaspillage qui resurgit chaque mois de ramadan et occasionne des pertes économiques inestimables, mais aussi de lourdes conséquences sur la santé de l’organisme humain, censé se régénérer durant ce mois.

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