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Les boissons gazeuses, un mal bien sucrée.

7 janvier 2018 | 21:01
Amel Saïdi

Les habitudes nutritives des Algériens ne sont pas sans danger sur leur santé. En effet, depuis quelques années, outre les aliments bourrés d’additifs et d’agents conservateurs, les sodas, ou boissons gazeuses, deviennent incontournables chez les millions de consommateurs.
Faut-il rappeler aussi que les « gazouses » de toutes les couleurs sont une vieille tradition chez les Algériens.
La consommation de boissons sucrées, notamment les sodas gazeux ou les jus, est devenu une habitude courante chez les Algériens. Les frigos de la quasi-totalité des foyers sont emplis de ces rafraichissantes bouteilles de plusieurs marques dont les incontournables « Hamoud » et « Coca ».
Seulement, ces boissons prisées par l’écrasante partie des Algériens ont leur revers de la médaille. Les sucres qu’elles contiennent en quantité démesurée peuvent provoquer de nombreuses maladies graves.
Au niveau des super marchés, les rayons les plus fréquentés sont ceux des boissons gazeuses et jus. Comme cette supérette d’El-Biar gérée par Farid, 35 ans, où nous nous sommes déplacés le 27 novembre. Ce dernier a confié : « Il y a une grande consommation de boissons et de biscuiteries dont raffolent les clients. Je le constate quand j’établie le bilan de la vente de la semaine. ». Et d’ajouter : « Il y a quelques mois ont a reçu un stock de coca cola, d’un nouveau fournisseur d’Oran les bouteilles explosait toute seule dans le dépôt.
Cela est dû au taux de sucre qu’elles contiennent », explique cet employé. 
D’autres part les gens se plaignent de certain boissons dont le taux de sucres est trop élevé, comme il le réclame Dahmane père de 3 enfants âgé entre 5 ans et 13 ans. « Je suis déclaré diabétique depuis peu et cela à cause de la consommation de produits trop sucrés », tonne ce père de famille, âgé de 45 ans. « Pour la protection de mes enfants j’ai interdit tout ce qui limonade à la maison. », conclut ce jeune papa. Ce sucre industriel obtenu à d’opérations de synthèses suscite les inquiétudes les plus folles. D’autre part, des jeunes étudiants nous parlent de leur boisson préférée, comme Racim, étudiant en médecine, qui nous livre que sa boisson favorite est : « Rouiba » parce que si on la compare à d’autres boissons, c’est la seule qui n’est pas trop sucrée. », témoigne-t-il.
Le président de l’APOCE : Pour des boissons moins sucrées 
Contacté par nos soins, le président de l’APOCE, Mr Mustapha Zebdi, nous informe, « Qu’il y a une commission interministériel qui sont en train de travailler pour réduire, le taux de sucre et de sel ainsi que la matière grasse dans les aliments. » il annonce également : que son association souhaite faire partie de cette commission.
« Nous en tant qu’une organisation ont a émis notre vœux à être dans cette commission interministériel, parce qu’il y a des opérateurs économiques qui font partie de cette commission, afin de pouvoir bien défendre l’intérêt du consommateur Algérien », a indiqué Zebdi. D’après lui, le but de cette commission est de réduire le volume de sucre dans les aliments commercialisé sur le marché, cette mesure s’étalera sur 5 à 6 ans, afin que le consommateur ne s’aperçoive pas de la différence. En outre il précise : « Pour nous cette approche elle a beaucoup d’intérêt commercial que sanitaire, c’est pour ne pas diminuer de façon brusque, mais il faut que le taux de sucre soit réduis ». Par ailleurs le président de l’association attire l’attention sur le danger qui cours sur le consommateur, en expliquant que : « l’Algérien est un grand consommateur de la boisson Gazeuse, entre boissons jus et eau minérale, nous avons une moyen de 110 litres par ans est ça reste un taux trop élevé », indique M. Mustapha zebdi. Inquiet pour la santé publique, le président de l’association, expose en détails que le taux d’importation du sucre pendant les trois trimestres de l’année 2017 ont connu une hausse de 30 % par à port à 2016, cela veut dire que le consommateur Algérien est devenu gluco-dépendant, ce qui a modifié complétement les habitudes des Algériens.

Dans ces conditions il rappelle aussi : « Cette consommation est soutenu également par d’autres sucreries, comme les biscuiteries, les boissons, les yaourts, tout cela ne fera qu’augmenter encore le taux de sucre chez le consommateur, ce qui amène l’Algérien à commencer sa dépendance au sucre. » précise-t-il.
En outre Zebdi interpelle que sur le marché, des boissons de marque internationale sont commercialisées en Algérie, dont le taux de sucre est beaucoup plus supérieur que le taux de sucre de la boisson commercialisés en Europe.
Par ailleurs, le président de l’APOCE attire l’attention du consommateur, en précisent : « Il y a des boissons dont le taux de sucre atteint 145g par litres, alors que les besoins de l’être humain en sucre c’est entre 80 et 100 g par jour il faut aussi signaler qu’il y a des aliments qui peuvent apporter du sucre de manière naturelle, nous n’avons pas besoin d’un apport aditif. », sigale m. Zebdi.
Il a fait également remarqué que la pathologie chronique en Algérie est effrayante, notamment par les chiffres qu’il a présenté comme suite : « 3 et 5 millions de diabétique et nous avons 30% d’hypertendu de la population, il faut également précise que le taux d’obésité en milieux scolaire atteint les 20%, les repaire actuellement sur le cancer, il y a une grande étroite de mouvement entre le diabète et le cancer. », annonce-t-il.
« C’est pour cette raison, nous appelons les opérateurs Algériens, ils doivent faire un effort pour diminuer le taux de sucre dans leurs boissons, cela va de la santé public », conclut notre interlocuteur. 

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