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Les banques n’ont plus à s’enquérir de la provenance de l’argent de leurs clients

28 février 2018 | 22:16

Les Algériens n’ont plus à rendre compte aux banques de l’origine de leur argent. C’est la dernière note de la Banque d’Algérie pour capter l’argent qui circule dans les circuits informels. Dans cette lettre, la banque centrale invite les responsables des banques à ne plus questionner les clients qui désirent déposer leurs fonds sur l’origine de leur argent.

Une mesure fortement saluée par le président de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), Boualem Djebbar, qui y voit un moyen de « capter le maximum de ressources financières et de maximiser la bancarisation de l’économie. « Permettre au client de déposer, librement, son argent et de l’utiliser, à tout moment, librement, sans lui demander, aussi, ce qu’il va faire avec son argent. Je pense que c’est un élément qui pourrait capter et gagner la confiance du client », a-t-il déclaré sur les ondes de la Chaîne 3 lors de son passage à l’émission « l’Invité de la rédaction ».

Interrogé sur d’éventuels risques de blanchiment d’argent, Djebbar estime que la note de la Banque d’Algérie n’est pas en contradiction avec le dispositif national de lutte contre le blanchiment, qui relève d’autres organes de contrôle. « Le rôle de la banque c’est de travailler sur la base de la connaissance du client, lui réserver le meilleur accueil, recevoir son argent et le faire transiter dans le circuit économique », a-t-il argué. A travers cette souplesse introduite dans le fonctionnement bancaire, l’autorité monétaire espère absorber l’énorme masse monétaire qui circule hors des banques, évaluée par le gouverneur de la Banque d’Algérie à 33% de la masse monétaire globale en circulation, soit l’équivalent de 4 675 milliards (mds) de dinars. Le président de l’ABEF a toutefois estimé que l’argent de l’informel ne représente que 2 000 mds de DA et que les 2 700 autres mds de DA qui circulent hors banques « appartiennent aux ménages qui préfèrent garder leurs salaires entièrement chez eux pour les besoins des transactions quotidiennes. Djebbar relève par ailleurs un déficit en liquidité, faisant remarquer que les banques sont passées, en l’espace de quelques années, d’une situation d’abondance de liquidités à une situation d’insuffisance. Il explique ce revirement par la baisse, à partir de 2014, des ressources provenant des hydrocarbures, et, aussi, par l’importance des crédits à l’économie, qui ont connu une croissance de 26%, consommés entre 2014 et 2016. L’année 2017 a enregistré un reflux des crédits à l’économie, mais la progression est toujours à deux chiffres, avec 12% de croissance, signale Djebbar, qui estime l’encours de ces crédits, au 31 décembre 2017, à 8 800 mds de DA contre 7 900 de mds DA à la même période de 2016.

« Ces crédits sont constitués à 75% de crédits d’investissement à moyen et long termes, avec des différés importants dans la majorité des cas de 3 à 4 ans, voire 10 ans pour les grands crédits publics », a-t-il détaillé. Il a égaiement soulevé le problème des crédits impayés ou non recouverts, évalués à 10%, cumulés depuis l’existence des banques en Algérie, et qui concerne tous les types de crédits confondus : public, privé, Ansej, agricole,…. etc.

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