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Les adieux au militant Ahmed Boukhari

7 avril 2018 | 20:49
Sahara Occidental Aziza Mehdid

Les funérailles d’Ahmed Boukhari, représentant permanent du Front Polisario auprès de l’ONU, auront lieu aujourd’hui et son corps sera inhumé au cimetière de la wilaya de Smara (camps de refugiés sahraouis), a annoncé la commission nationale sahraouie chargée des funérailles.

La commission a indiqué, dans un communiqué rendu public avant-hier, qu’elle a tenu sa « première réunion au siège de la présidence de la République arabe sahraouie démocratique, pour évaluer les préparatifs nécessaires pour l’accueil de la dépouille du martyr Boukhari Ahmed ». La même source a précisé que ces préparatifs concernent également la réception des messages de condoléances exprimés par les parlements, les partis politiques, des syndicats, des personnalités internationales et le mouvement de solidarité avec la cause nationale.

A cet égard, la commission a annoncé « l’organisation d’un hommage posthume auquel assisteront toutes les entités nationales ».

« Par sa mort, le peuple sahraoui aura perdu l’un de ses hommes qui ont sacrifié leur vie pour servir la cause nationale », a indiqué la présidence sahraouie dans un communiqué à la suite de l’annonce de la disparition, mardi soir, d’Ahmed Boukhari des suites d’une longue maladie.

Connu pour ses compétences diplomatiques et juridiques, notamment au niveau des Nations Unies, « le défunt a accompli sa mission avec patience et persévérance jusqu’au dernier souffle », a-t-elle souligné. De ce fait, un deuil national de sept jours a été décrété à partir de mercredi dernier en hommage à ce diplomate et militant invétéré de la cause sahraouie.

Pour rappel, feu Boukhari, considéré comme le numéro 2 de la diplomatie sahraouie, est mort à l’âge de 64 ans dans une clinique en Espagne. Le regretté souffrait d’un cancer pour lequel il suivait des soins intensifs depuis plusieurs mois.

Ahmed Boukhari, rappelons-le, est né à Tichla, à 400 km au sud de la ville de Dakhla, chef-lieu de la province de Oued Dahab, que les Espagnols appelaient Rio de Oro. C’est surtout un des fiefs de la tribu des Oulad Dlim, deuxième tribu influente au Sahara occidental, après celle des Reguibat qui détient le pouvoir à Tindouf.

Dans ce village situé près du mur de sable érigé par Hassan II dans les années 1980, Ahmed Boukhari avait fréquenté le lycée espagnol, avant de s’envoler pour Madrid en vue de poursuivre ses études universitaires de droit et passer le concours du barreau pour devenir avocat.

En 1975, lorsque le conflit éclata entre le Maroc et le Front Polisario sur le Sahara, il avait rejoint les camps de Tindouf, d’abord en tant que cadre au ministère de l’Information et ensuite au ministère des Affaires étrangères. Le défunt avait très vite gravi les échelons de la diplomatie du Polisario, accompagnant toutes les négociations onusiennes depuis l’accord de cessez-le-feu de 1991.

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