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Les Maliens a la recherche de la stabilité

29 juillet 2018 | 22:18
Mali M.D


Les Maliens ont voté ce dimanche pour l’élection présidentielle. Une élection tant attendue et décisive pour l’avenir du pays avec l’espoir de recouvrer la stabilité sur l’ensemble du territoire et le parachèvement de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger.


Plus de huit millions d’habitants de ce pays d’Afrique de l’Ouest doivent choisir leur nouveau président parmi 24 candidats en lice dont le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, le chef de l’opposition, Soumaïla Cissé, et une femme, Djeneba N’Diaye.


Parmi les autres prétendants figurent également l’ancien chef de gouvernement de transition, Cheick Modibo Diarra (avril-décembre 2012), astrophysicien de métier, et l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo.


Les quelque 23 000 bureaux de vote étaient ouverts de 8H à 18H (locales et GMT), les premiers résultats étant attendus dans les 48 heures, les résultats officiels provisoires le 3 août au plus tard, avant un éventuel second tour le 12 août.


La communauté internationale, présente avec les Casques bleus de l’ONU, est en expectative des résultats de ces élections jugées primordiales pour l’avenir du pays et pour la poursuite de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au Mali signé en 2015, issu du processus d’Alger.


En dépit de cet accord qui demeure un acquis considérable pour la résolution de la crise malienne, des violences terroristes ont persisté dans certaines régions du nord et du centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.


Si l’élection de 2013 a permis de "rétablir l’ordre constitutionnel", en 2018, les Maliens doivent prouver que "le processus démocratique est irréversible", a affirmé le chef de la mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, soulignant que la situation du pays restait "fragile".


Dans les locaux de l’école de Bamako où devait voter dans la journée le président sortant, les opérations de vote ont commencé peu après 8H, selon des sources médiatiques. Beaucoup de citoyens interrogés ont affiché leur confiance dans les autorités de leur pays quant à l’authenticité et au bon


déroulement de ces joutes électorales.


Dans ce même ordre d’idée, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui s’était rendu au Mali il y a deux mois, "encourage tous les acteurs politiques maliens à s’engager à faire de ce scrutin un processus pacifique, libre et transparent et à recourir aux institutions prévues à cet effet en cas de litiges".


L’opposition, qui évoquait jusque-là un risque de fraude et des réserves sur le fichier électoral, a fini par s’entendre avant-hier avec le gouvernement pour participer au scrutin.


Pour permettre la tenue du scrutin sur la plus grande partie du territoire, plus de 30 000 membres des forces de sécurité nationales et étrangères, sont mobilisés, selon le ministère de la Sécurité intérieure.


Dans le Nord, les groupes politico-militaires signataires de l’accord de paix participent également à la sécurisation du vote. Le taux de participation est traditionnellement bas, sensiblement inférieur à 50%, au premier tour de l’élection présidentielle dans ce pays.


Bon nombre de citoyens et électeurs ont exprimé leurs espoirs. Outre le règlement des problèmes inhérents aux questions sécuritaires, les citoyens maliens attendent du nouveau président qu’il donne plus de chances aux jeunes et "lutte vraiment contre la corruption".


Le gouverneur de Mopti (Centre), le général Sidi Alassane Touré, s’est dit "très optimiste" sur la participation dans cette région, au regard des plus de 77% de retrait des cartes d’électeurs qu’elle affiche, pour 74,5% au niveau national.


Le Mali est un pays enclavé de l’Afrique de l’Ouest de près de 18 millions d’habitants (Banque mondiale 2016). Traversé par le fleuve Niger sur 1 780 km, il couvre une superficie de 1 240 000 km2, en grande partie désertique. Frontalier de sept pays, il est le plus vaste Etat d’Afrique de l’Ouest après le Niger. Une vingtaine d’ethnies, dont les Bambaras, Malinkés, Dogons, Peuls, Songhaïs, Maures et Touareg y vivent.


 


Le Mali, qui a obtenu son indépendance le 22 septembre 1960, est une république avec un parlement unicaméral. Le pouvoir exécutif est représenté par le président et son gouvernement. Le pouvoir législatif par l’Assemblée nationale. La plus haute autorité judiciaire est la Cour suprême.

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