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Les Constantinois réitèrent leur attachement à un Etat de droit

16 août 2019 | 21:00
De Constantine, Amine B.

A moins de deux semaines de la rentrée sociale, synonyme d’un éventuel nouvel élan pour le mouvement citoyen, les Constantinois ont encore une fois réussi à faire une 26e démonstration de force. Ils étaient des milliers à se réapproprier encore ce week-end les rues du centre-ville, sous un soleil toujours ardent en ce mois d’août. Pas très nombreuse durant les trois derniers vendredis, la masse populaire a gagné ce vendcredi 16 août en grandeur.
Des dizaines de milliers de personnes ont défilé le long des avenues désormais partie intégrante du coutumier parcours. Hommes, femmes et enfants, convaincus du combat qu’ils mènent depuis le 22 février, semblaient déterminés à maintenir la pression sur les tenants du pouvoir.
Ils donnaient l’impression d’avoir gagné en vigueur après quelques jours de répit. Le chef d’état-major, une des rares personnalités encore activement présentes sur le devant de la scène, a été encore la cible des slogans des marcheurs. « Echaâb yourid iskat Gaïd Salah » (le peuple veut destituer Gaïd Salah), « Dawla madanya machi askarya », « Djoumhourya machi caserna », « makach intikhabat maâ el issabet » ( pas de vote avec le clan au pouvoir).
Les manifestants ont par ailleurs réitéré leur appel à une probable prochaine désobéissance civile.
On a pu en effet entendre certains carrés de manifestants crier : « Rahou djay, rahou djay el isyane el madani rahou djay ».
Une option que d’aucuns avaient qualifiée d’inappropriée pour cette révolution citoyenne qui se veut, diront certains, une action civique et surtout pacifique loin de toute surenchère pouvant faire dévier la révolte et faire plonger le pays dans une anarchie. 
Les habituels débats ont par la suite pris le relai au niveau de la place « Dounia Etaraïf » jouxtant les hôtels du groupe Novotel.
Le sujet du changement du système et le départ des figures encore en place ont animé les discussions entre manifestants.
L’opportunité d’une éventuelle sortie de crise, qui « s’est offerte » via l’installation de la commission de Karim Younès, a été différemment appréciée par les orateurs qui se sont relayés sur l’esplanade. Entre partisans et opposants à la démarche de l’ex-président de l’APN sous le règne de Bouteflika, les présents ont débattu du sujet à cœur ouvert. Ce fut encore une bonne « leçon démocratique citoyenne » pour un véritable Etat de droit.

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