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Le troisième en six mois : Vers un profond remaniement du cabinet Ouyahia

10 décembre 2017 | 21:44
M. Kouini


Tous les regards sont braqués, ces derniers jours, sur le Palais d’El Mouradia. Après la fin des élections communales et de wilaya et l’installation, presque à la hussarde, des nouveaux maires et autres P/APW, et suite à l’intermède du président français Emannuel Macron et autres contraintes d’agenda, les milieux politiques et diplomatiques sont sur le qui-vive.


Ils s’attendent ainsi à une imminente décision du président Abdelaziz Bouteflika sur un changement de l’actuel composante de l’exécutifdu Premier ministre Ahmed Ouyahia.


Selon des informations obtenues ce dimanche, le président Abdelaziz Bouteflika devrait procéder à un profond remaniement du gouvernement Ouyahia, le troisième en quelques mois après les deux précédents qui ont vu le limogeage de Abdelmalek Sellal en mai dernier et celui d’Abdelmadjid Tebboune en août.


Ce remaniement devrait toucher même des ministères de souveraineté, comme les Finances par exemple, ainsi que des départements importants.


Selon nos sources, c’est une bonne douzaine de ministres qui vont quitter l’actuel cabinet pour être remplacés par d’autres. Toutefois, il n’est pas question de changer de Premier ministre, puisque Ouyahia devra continuer à mener l’exécutif jusqu’à nouvel ordre.


D’ailleurs, il semble que l’actuel Premier ministre avait souhaité, lorsqu’on l’a sollicité pour remplacer Abdelmadjid Tebboune, un cabinet plus « politique « et moins technocrate. Il n’aura pas gain de cause puisque seuls deux ministres, celui de l’Habitat et de l’Industrie, avaient été remerciés.


Or, à cette époque, le timing et les exigences électorales empêchaient toute possibilité d’aller vers la constitution d’un exécutif new look.


Il fallait attendre la fin du « processus électoral « et la mise en place des institutions populaires pour entamer une nouvelle feuille de route et engager les réformes économiques et sociales attendues, notamment dans un contexte de crise.


En quelques mois, le Premier ministre avait lancé et achevé les chantiers les plus urgents, comme les amendements de la loi sur la monnaie et le crédit, le projet de loi de finances et les élections locales. Rien ne peut empêcher aujourd’hui ce profond remaniement qu’Ouyahia souhaitait depuis l’été dernier.


Selon les informations en notre possession, il existe également un projet de restructuration du gouvernement, même légère, puisqu’on se penche chez les décideurs à « jumeler « deux départements en un seul et unique ministère, comme l’ont suggéré certains conseillers. Des cadres supérieurs au sein de plusieurs ministères sont dans l’expectative, attendant des annonces officielles sur cette question.


Toutefois, des milieux politiques avaient insisté sur la volonté du chef de l’Etat de mettre en place, non pas un simple gouvernement de gestion des affaires courantes, mais un vrai cabinet « d’union nationale « . Le président Bouteflika avait souhaité, dès la fin des législatives de mai, ce gouvernement élargi à des forces et courants politiques divers.


A cette époque, Sellal avait lancé des pourparlers dans cette perspective, mais il avait échoué, notamment à convaincre les islamistes du MSP, anciens partenaires de l’alliance présidentielle. Un gouvernement élargi qui satisferait bien le président Bouteflika, dont la perspective d’un cinquième mandat est sérieusement envisagée.


A cet égard, nos sources affirment que des personnalités politiques de premier rang seraient sollicitées pour intégrer le futur gouvernement, notamment Amara Benyounès, président du MPA. On parle avec insistance d’une offre au parti du Front El Moustakbel d’Abdelaziz Belaïd, dont le parti est devenu la troisième force politique du pays.


Belaïd avait évoqué récemment le sujet, déclarant qu’il ne refuserait pas l’offre mais poserait cependant certaines conditions. Il est également question de maintenir le porte feuille de Taj (Environnement) et de réintroduire l’ANR de Sahli.


On ne sait pas encore si un ou deux représentants de la mouvance islamiste seront invités à cet exécutif en constitution. Ces derniers font profil bas depuis leur grand déclin électoral.


Sur ce point, une forte campagne de lobbying met en avant le nom et les compétences de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, qui n’a guère démenti ses ambitions d’un retour aux affaires politiques. Il faudra mettre en exergue également les fortes pressions du FLN, qui était dos au mur avec le limogeage de Tebboune mais qui vient de retrouver de nouvelles forces avec les récents résultats des communales.


Le FLN réclame un quota conséquent dans le prochain gouvernement sous prétexte qu’il détient la majorité dans toutes les institutions de l’Etat.
Rappelons que le Premier ministre Ouyahia a affirmé, il y a plus d’un mois, qu’il n’existe aucun projet de remaniement ministériel « pour le moment « .

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