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L’Algérie et la Tunisie continueront de coordonner leurs efforts

Le terrorisme sera vaincu quel qu’en soit le coût

10 mars 2017 | 19:10
Amine B.


Engagées sur le même front sécuritaire face aux menaces terroristes, Alger et Tunis ne cachent plus leur résolution à poursuivre leur coordination, notamment devant la gravité de la situation sur toute la frontalière sud reliant les deux pays à la Libye.


Les deux partenaires sont contraints aussi de faire de la bande frontalière de 1 010 kilomètres entre les deux pays un havre de paix à même de leur permettre de mieux prévoir une stratégie commune visant à bloquer les menaces venant du Sud.


C’est dans cet objectif que s’est d’ailleurs inscrite jeudi la visite à Tunis de Sellal. « Il est temps pour les deux pays de développer une vision géostratégique commune dans la région englobant les aspects économique et sécuritaire « , a dit l’hôte des Tunisiens en marge d’une rencontre avec son homologue, Youcef Chahed. Abdelmalek Sellal s’est montré très clair en déclarant que le terrorisme sera vaincu quel qu’en soit le coût.


Il dira à ce propos que l’Algérie et la Tunisie jouiront de la stabilité et de la sécurité quoi qu’il en coûtera. Il a affirmé que les relations unissant les deux pays étaient « excellentes « à tous les niveaux, notamment dans le domaine sécuritaire qui vient de se conforter par un accord supplémentaire conclu à l’issue de cette rencontre.
Encore une fois l’Algérie réitère son attachement à la stabilité de toute la région. L’Etat algérien s’est engagé aux côtés du gouvernement tunisien depuis le début de la menace terroriste à laquelle a été confronté ce pays au lendemain de la Révolution du Jasmin. Si aucune concession n’a été faite pour éradiquer la menace terroriste, Alger s’est en parallèle largement préoccupée de la situation économique et sociale des habitants de toute la région frontalière.


Un attachement aussi à l’option de déradicalisation qui, rappelons-le, a été présentée aux Nations-Unies et qui semble avoir trouvé à Tunis un partenaire plutôt attentif à la démarche. Le Premier ministre a, dans ce contexte, mis en avant l’impératif d’améliorer les conditions de vie des populations de la bande frontalière. Il a annoncé à ce propos des projets communs, notamment celui concernant l’approvisionnement en gaz algérien de la ville tunisienne de Sakiet Sidi Youcef, dont l’impact positif se fera sentir sur toutes les régions de la bande frontalière.


L’armées tunisienne lutte en effet depuis la fin de 2012 contre des groupuscules terroristes qui se sont réfugiés tout au long de la bande frontalière notamment sur les monts Chaamba, où se réfugie près d’une centaine de rebelles islamistes.
Bien qu’une lutte sans merci a été engagée depuis par l’armée tunisienne aidée par l’Anp, plusieurs attaques ont été perpétrées par les phalanges de l’organisation terroriste au Maghreb (Aqmi) qui ont fait, pour la seule année, 2013 selon un bilan officiel tunisien, plus d’une vingtaine de morts parmi les soldats tunisiens. l’Armée algérienne avait, pour sa part réussi à faire échouer plusieurs opérations destinées à ravitailler les groupes tunisiens l’été 2013, dont l’interception d’un convoi bourré d’armes destiné à ravitailler les terroriste des monts Chamba et provenant du Nord de la Libye. Lors de l’opération, deux terroristes avaient été éliminés.


A partir de l’année 2014, les deux armées ont entamé une coopération plus étroite. L’on révèlera, d’ailleurs, le chiffre de 14 000 militaires (8 000 Algériens et 6 000 Tunisiens) installés près de la frontière, dont une bonne partie encercle les monts Chamba.
L’autre objectif visé par la coopération entre les deux pays est l’application devenue nécessaire d’une politique de réconciliation, bien qu’un projet lancé au temps du président Moncef Merzougui n’ait pas réussi à trouver son application sur le terrain. Ce projet lancé, en mai 2014, prévoyait une amnistie générale pour les terroristes qui accepteraient de remettre les armes et de reprendre leur vie sociale. Seulement, une attaque simultanée contre deux postes militaires menée par deux groupes terroristes d’une cinquantaine d’éléments chacun ayant fait 15 morts et une vingtaine de blessés a fini par repousser l’idée d’une amnistie aux calendes grecques.


Au cours de sa visite d’avant-hier Sellal n’a pas manqué, par ailleurs, de rappeler que dans le cadre du développement de cette relation sécuritaire, l’Algérie a mis son expérience en matière de réconciliation nationale à la disposition des Tunisiens. La réconciliation nationale a favorisé le resserrement des rangs des Algériens qui ont vécu les affres d’un terrorisme dévastateur ayant fait plus de 200 000 victimes, a-t-il aussi précisé.

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