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Le taux d’analphabétisme réduit à près de 13%

10 juillet 2017 | 20:37
N. B.

« L’acquisition du savoir n’a pas de limite d’âge, comme dicté par la religion qui incite à s’imprégner du savoir depuis le berceau jusqu’au tombeau. »

C’est par ces propos liminaires que le directeur de l’antenne locale de l’Office national de lutte contre l’analphabétisme, Lakhdar Mikidèche, a présenté son bilan, indiquant qu’après avoir été supérieur à 40% en 1998 et de 27,60% en 2008, le taux d’analphabétisme a été réduit à 12,97% en 2017, soit une baisse de 27,03% en l’espace de deux décennies.

S’exprimant lundi à l’occasion d’une cérémonie marquant la clôture de l’année scolaire organisée à la grande salle de la maison de la Culture Hassan-El Hassani de Médéa, il a valorisé les efforts des apprenants et des apprenantes dont un grand nombre est arrivé à surmonter tous les obstacles exigés par l’initiation et l’apprentissage de la langue et à relever tous les défis d’acquérir le savoir.

On attendra les données du prochain recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) qui aura lieu en 2018 pour confirmer la tendance de la baisse qui résulte, surtout, des conditions de prise en charge des populations en âge scolaire et de la lutte contre les déperditions scolaires.

L’analphabétisme, considéré comme un fléau, doit être réduit à sa plus simple expression, car il touche aujourd’hui une proportion encore élevée de la population de la wilaya, classant cette dernière à la 12e place dans l’ordre décroissant établi par le RGPH 2008.

Les progrès ainsi réalisés confortent les mesures prises en matière d’ouverture de classes d’alphabétisation des adultes à travers 275 centres où ont été accueillis 14 574 apprenants, dont 12 606 femmes, encadrés par 443 formateurs.

Le poids de l’analphabétisme est surtout très ressenti au sein des populations féminines des zones rurales où sévissent encore des esprits retors qui n’hésitent pas à sacrifier sur l’autel d’une morale surannée les enfants de sexe féminin, dès que les signes de la puberté commencent à apparaître, ou quand les conditions économiques leur imposent quelques contraintes qu’ils règlent toujours aux dépens des filles.

Parmi les nombreux apprenants qui se sont distingués et ont été honorés, il est fait état de l’exemple de ce « jeune homme » de 55 ans, Chenoufi Mohamed, de la commune de Mihoub près de Tablat, qui a commencé l’apprentissage des rudiments de l’écriture et de la langue à 26 ans en s’inscrivant aux cours d’alphabétisation en 1988, puis aux cours par correspondance jusqu’à la terminale en 2005.

Il décrochera le bac en 2007 et s’inscrira à l’université où il poursuivra des études en sciences islamiques à Alger jusqu’à obtention de la licence.
Recruté en tant qu’éducateur au sein de l’Office national de lutte contre l’analphabétisme, il a déjà publié un opuscule destiné à la catégorie des encadreurs et des apprenants adultes.

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