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Washington : « l’Algérie partenaire majeur des Etats-Unis »

28 mai 2016 | 19:16
Hocine Adryen


Encore un geste qui va faire grincer des dents le Palais royal et son système de corruption, le Makhzen. Le Maroc, qui chante depuis peu une nouvelle partition en s’autoproclamant le leader incontesté de la lutte antiterroriste dans la région et ailleurs, va passer encore des nuits blanches à méditer sur cette nouvelle reconnaissance américaine pour l’Algérie en matière de lutte antiterroriste.


Samedi, le sous-secrétaire d’Etat américain en charge des Affaires politiques, Thomas Shannon, a déclaré que l’Algérie cumulait « une expérience pertinente » en matière de lutte contre le terrorisme : « L’Algérie est notre partenaire majeur ; elle a une expérience qui est très pertinente par rapport aux pays du Moyen-Orient et du Maghreb qui actuellement, sont en train de travailler pour contrer le djihadisme », a indiqué Shannon à l’APS sur l’état et les perspectives de la coopération sécuritaire entre l’Algérie et les Etats-Unis.


Le responsable américain a relevé que l’Algérie a « montré un grand courage et des objectifs dans sa lutte contre le djihadisme, en sécurisant l’Etat et les citoyens. Nous estimons que nous avons beaucoup à apprendre » de cette expérience, a-t-il dit.


Venant d’un grand pays comme les USA, leader mondial à tous points de vue, cette reconnaissance officielle ne va pas plaire aux responsables marocains encore sonnés par le récent rapport du département d’Etat US qui épingle le Maroc sur les violations des droits de l’homme à grande échelle et l’absence de liberté d’expression. 


Le sous-secrétaire d’Etat US ne se limite pas uniquement à donner des bons points aux services de renseignements algériens. Il estime que la coopération entre les deux pays en matière d’échanges d’informations va plus loin encore : « Notre coopération (sécuritaire) avec l’Algérie est en mouvement ; elle est tout le temps en progression », a soutenu le diplomate américain, soulignant que son éventuel élargissement au transfert technologique « est une vision positive » sur laquelle les deux pays doivent travailler.


Après avoir longtemps hésité à vendre du matériel militaire sophistiqué destiné à la lutte antiterroriste, les Américains sont aujourd’hui plus enclins à livrer ce matériel au demeurant très sensible. 


Les États-Unis ont bien compris qu’il était nécessaire de coopérer avec l’Algérie en matière de terrorisme mondial, et ce bien avant le 11 septembre 2001. Dès le mois de mars 2001, le directeur du FBI, Louis Freeh, s’était rendu en Algérie pour solliciter l’aide des autorités algériennes dans la lutte contre le réseau d’Oussama Ben Laden. Malgré certaines réserves, l’Algérie a accepté de collaborer avec la coalition internationale menée par les États-Unis.


Ainsi les autorités algériennes ont remis à Washington une liste de plusieurs centaines de suspects, militants islamistes algériens réfugiés en Europe et en Amérique, et offert leur coopération en matière de sécurité et d’échanges d’information, entre les services secrets.


La CIA, le FBI et la NSA (National security agency) continuent de solliciter l’aide des Algériens, qui ont acquis une grande expérience dans le domaine de la lutte antiterroriste.
Plus important encore, les États-Unis ont accepté de fournir aux forces de sécurité algérienne un équipement efficace, permettant d’éliminer les groupes terroristes dans les zones rurales.


Par ailleurs l’influence de la France qui n’a plus le même poids en Algérie que les États-Unis, qui sont devenus le principal client de l’Algérie avec plus 12 milliards de dollars d’échange est en perpétuelle chute depuis quelques années.


La France qui a concocté une alliance secrète pour imposer le Maroc comme maître de la région de l’Afrique du Nord et par extension en Afrique tout court et lui permettre d’étendre son hégémonie et contrecarrer les ambitions américaines a misé sur le mauvais cheval. Mais depuis quelques semaines, des voix se font de plus en plus entendre pour exprimer leur mécontentement à propos de l’alignement sans conditions sur ce pays. 


Jeudi dernier, un documentaire de la chaîne publique France 3 intitulé « Roi du Maroc, le règne secret », remet en cause la stabilité du royaume. Derrière le masque d’un roi progressiste et tourné vers la modernité, se cacherait, selon le documentaire, « un homme tourné vers les affaires et qui exige l’obéissance aveugle de ses sujets ». Le documentaire parle de ce qu’il décrit comme « l’appétit pour les affaires de Mohamed VI ».

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