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Le service d’oncologie : Tizi Ouzou compte 2 400 cancéreux depuis 2016

3 décembre 2017 | 20:34
Saïd Tissegouine

Entre le premier janvier 2016 et le 31 novembre 2017, plus de 2 400 cancéreux ont été dénombrés par les services d’oncologie du CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou.

C’est ce qu’a déclaré hier le Dr Farid Adouane, dans le cadre d’une journée d’étude sur le cancer organisée par l’association El-Fedjr, à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri.

Dans sa communication intitulée « Alimentation et cancer : mythe ou réalité ? », le conférencier a mis en évidence la corrélation existant entre le cancer et une certaine alimentation.

« Une mauvaise alimentation ou une mauvaise hygiène de vie sont responsables du cancer à 30% « , a souligné le Dr Adouane, avant de plaider pour une alimentation saine et une activité physique régulière.

Pour sa part, Amira Bennacer, doctorante et chercheuse en physiologie et nutrition, a énuméré, à l’issue de sa brillante intervention, toute une panoplie de produits alimentaires dont la consommation régulière permettrait la prévention contre le cancer.

Les légumes verts, les fruits, particulièrement les fruits rouges, les produits maraîchers, les alliacées, notamment le poireau, l’échalote, l’oignon, la tomate, sont vivement recommandés pour éloigner un risque de cancer. La conférencière a également mis en garde l’assistance contre le sucre industriel, l’un des principaux facteurs de cancer.

« Il faut savoir que les cellules cancéreuses se nourrissent de sucre « , a souligné le Dr Amira Bennacer. Pour le Pr Tahar Amrouche de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, qui a développé une thématique autour du thème « Les aliments pro et anti-cancer : quels aliments éviter et lesquels privilégier en prévention du cancer ? », a eu recours à un langage très savant dans son intervention. En effet, il a d’abord expliqué le rôle des organes stomacaux, notamment les intestins, dans le traitement alimentaire.

C’est le cas de la flore positive et la flore négative. La flore positive favorise et permet une bonne santé. Pour ce qui est du produit alimentaire proprement dit, le Pr Amrouche a mis en évidence le positivisme du produit fermenté.

Le conférencier a cité l’expérience du médecin et chercheur Ilié Metchnikov (1845–1916), qui a déterminé que les produits fermentés assurent aussi une longue vie aux personnes qui les consomment.

Ce médecin et chercheur a remarqué que dans un pays où vivaient deux groupes ethniques, l’un vivait remarquablement plus longtemps que l’autre. Ilié Metchnikov s’est alors intéressé aux habitudes alimentaires des deux groupes ethniques.

Il a remarqué que celui qui consommait des produits fermentés, à l’image du lait, avait une longévité plus grande que l’autre groupe, c’est-à-dire dont le produit fermenté ne faisait pas partie de ses habitudes alimentaires. L’acidité, selon le conférencier, est excellente contre certaines maladies. Par conséquent, elle permet une longue vie au sujet.

Le Pr Tahar Hammouche a également mis en évidence les bienfaits des compléments alimentaires qu’on trouve dans certains produits comme le lait et le yaourt, ou tout simplement dans les capsules appelées « produits lyophilisées « .

Enfin, il a longuement parlé de la nécessité de l’allaitement du bébé par le sein maternel jusqu’à l’âge de 18 mois, car les bienfaits et les vertus du lait maternel sont prouvés depuis l’Antiquité.

Quant à l’expert en agronomie Akli Moussouni, qui a développé une thématique sur la problématique de l’huile d’olive, il a souligné que la trituration actuelle concernant les olives en Algérie est contraire aux normes internationales.

L’expert agronome a dénoncé tout notre système de cueillette d’olives, du début jusqu’à la fin. « Le Conseil oléicole international (COI), a affirmé Akli Moussouni, a limité le taux d’acidité de l’huile d’olive à un seuil maximum de 0,6%.

Or, avec notre système de trituration actuelle, le taux d’acidité de notre huile dépasse largement le seuil maximal arrêté par le COI et, par conséquent, nous ne pouvons écouler notre produit sur le marché international ».

Abordant ensuite la question environnementale, le conférencier a affirmé que la margine est un élément non négligeable concernant la contamination des sources d’eau, d’où les moyens à mettre en avant pour la récupération de ce liquide.

Le grignon, selon Akli Moussaoui, est aussi un élément nuisible pour l’environnement. Cependant, même en sa qualité d’expert, le conférencier n’a pas suggéré un quelconque moyen de récupérer la margine et le grignon.

Il n’en demeure pas moins, cependant, que l’expert en agronomie n’a pas prouvé que les exigences du COI ont une corrélation avec une bonne santé ou une plus longue vie. La trituration ou la couleur d’olive, symbole de maturité, est une question de culture.

Dans tout le Bassin méditerranéen où il y a production oléicole, seuls les Français cueillent l’olive avant qu’elle ne devienne noirâtre.

Les Français prétendent que l’olive garde toute sa vertu quand elle est encore verte et que sa cueillette doit se faire directement sur l’arbre. Leurs voisins immédiats, les Corses, n’adhèrent pas à cette thèse.

Les Corses, comme les autres peuples ayant une tradition oléicole, attendent que l’olive soit de couleur noirâtre pour la cueillir. La ramasser également au sol fait partie de leurs mœurs.

Ce principe corse est partagé, rappelons-le, par tous les peuples ayant une tradition oléicole. En tout cas, en Algérie, la cueillette des olives ne commence qu’une fois l’olive devenue noire.

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