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Le procès en appel de « Kamel El Bouchi » le 8 septembre

3 septembre 2019 | 21:18
Kamel El Bouchi Redouane Hannachi

Le procès en appel de l’affaire Kamel Chikhi alias « Kamel El Bouchi » et des 12 autres prévenus, dont le verdict est tombé le 10 juillet dernier, aura lieu le 8 septembre.

Juste après le prononcé du verdict, les parents des inculpés se sont acharnés sur les juges et sles journalistes, allant jusqu’à les traiter de « corrompus « et de « menteurs ».

Le président en charge du dossier, Abderzak Ben Salem, qui a été promu président de la cour de Blida, a prononcé, rappelons-le, des peines allant de 4 à 10 ans de prison ferme assortie de un million de dinars d’amende.

Tous les incriminés dans cette affaire ont été reconnus coupables des accusations retenues contre eux au cours de l’instruction judiciaire, à savoir corruption et utilisation de la profession à des fins personnelles.

Ces derniers ont transformé les structures dans lesquelles ils travaillaient en administrations ambulantes.

Le juge at condamné « Kamel El Bouchi », qui a été reconnu coupable de corruption d’un agent public et d’incitation au trafic d’influence, à 10 ans de prison ferme assortie d’une amende de un million de dinars avec interdiction d’exercer ses droits civils et civiques pendant 5 ans.

Le président a par ailleurs prononcé des peines de 8 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars contre Taghboult mohamed, Hamoudi Ammar, Lyes Ziouch, Mohamed Ghaboub et Tayebi Mohamed, deux autres peines de 5 ans de prison ferme et un million d’amende ont été prononcées contre Tahar Amir, Benkrid, Djaouida Harizi et Benkrid Mohamed, une peine de 6 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars contre Reguig Noureddine. Les autres prévenus, Laloui Djamel et Brahimi, ont été quant à eux condamnés à 4 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars, alors que Yacef Kamel a été purement et simplement relaxé.

Les prévenus qui occupaient des postes de responsabilité au niveau des différentes structures chargées de l’urbanisme de la wilaya d’Alger à Kouba, Hussein Dey, Bouzaréah, Aïn El Benian, Chéraga, Bir Mourad Raïs et Draria, ont été condamnés par ailleurs à payer 5000 DA de dommages au Trésor public.

Appelé à la barre pour donner sa version des faits, Kamel Chikhi, au lieu de répondre aux questions posées, a tout fait pour faire croire qu’il s’agissait plutôt de plaisanterie.

Il a affirmé au juge que « Les sommes offertes à des responsables de services de la construction et de l’urbanisme dans plusieurs communes d’Alger « n’étaient que des aides financières, des aumônes ou des emprunts ».

« J’aime aider les gens et apporter mon aide matérielle et financière pour tout le monde, rien que pour honorer mon image à l’égard de Dieu ».

Les personnes impliquées dans cette affaire ont été confrontées aux enregistrements des caméras de surveillance installées dans le bureau de Kamel Chikhi.

Prenant la parole, le représentant du ministère public, Chalbi Mohamed El Hadi, a dressé un dur réquisitoire estimant d’emblée que toutes les preuves légales et matérielles relatives aux accusations sont formelles, notamment en ce qui concerne l’intention de percevoir des pots-de-vin par les mis en cause.

Le procureur a chargé chacun des prévenus des faits qui ont été retenus contre eux au cours de l’instruction judiciaire avant son réquisitoire et les peines qu’il a demandées.

Il a requis 10 années de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars contre Kamel Chikhi pour avoir « corrompu un agent public » et « incité au trafic d’influence ».

La même sanction a été demandée contre les prévenus Mohamed Tayebi, Kacem Taghbalout, Mohamed Aboub et Amar Hamoudi, alors qu’une peine de 7 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars a été requise contre Akbal et Tahar Amir.

Le procureur a également demandé une peine de 5 ans de prison contre Djamel Laoui, Abdelkader Brahimi et Zerouk Kiach. Il a demandé d’autres peines de 8 ans de prison ferme contre Hamoudi Benziane, de 6 ans de prison ferme contre Djaouida Harizi et un an de prison ferme contre Yacef Kamel. En outre, le ministère public a requis la saisie de tous les avoirs issus du crime par les inculpés.

Des vidéos filmées au siège de la société du principal accusé ont été projetées. Ces preuves montrent l’octroi de montants d’argent en dinars et en dollars, des passeports pour Hadj et des parures en or pour les ex-responsables qui fournissaient des informations concernant le foncier situé dans la compétence territoriale et locale dans laquelle exerçait chacun d’eux.

Il convient de signaler que le verdict a été prononcé en l’absence des avocats de la défense, qui ont observé un sit-in devant le tribunal de Sidi M’Hamed pour « exiger la libération de l’avocat et membre des droits de l’homme Salah Dabouz ».

Kamel Chikhi est poursuivi dans 4 affaires, dont celle de la saisie de cocaïne au port d’Oran en mai 2018.

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