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Le président du SNPSP : « Il faut une opération de toilettage »

10 avril 2019 | 02:34
Lynda Louifi

L’Algérie est certainement au seuil d’une période de transition démocratique. Cependant, la période d’attente du lancement de ce processus, qui a tendance à perdurer, crée une situation de « précarité dangereuse », prévient le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique, le Dr Lyès Merabet. 

La capacité de centaines de milliers d’Algériens à exprimer dans le calme leurs revendications politiques ouvre de belles promesses. Toutefois, une transition qui perdure dans le temps risque de déboucher sur des problèmes conflictuels, a estimé, ce mardi, le Dr Lyès Merabet lors de son passage sur les ondes de la Chaîne 3 de la radio nationale, notant que ces manifestants se trouvent confrontés à « un dilemme » parce que, indique-t-il, ceux-ci considèrent que personne n’a le droit de représenter le mouvement populaire et que parmi eux, il y a ceux qui, inquiets, jugent indispensable de « sortir de cette situation le plus tôt possible. Le Dr Lyès Merabet, qui se dit fier de la naissance de l’imposant mouvement de contestation populaire qui a embrasé toutes les régions d’Algérie, note que celui-ci aura permis aux populations « d’exister » à nouveau dans leur pays. A charge, ajoute-t-il, aux responsables de donner l’exemple en revenant à une situation de légitimité et d’égalité.
Selon lui, le nouveau chef de l’Etat qui aura à présider aux destinées de l’Algérie devra proposer un projet de révision de la Constitution au travers de laquelle tous les Algériens pourront se retrouver. S’agissant des mots d’ordre portés par le mouvement populaire né le 22 février et rejetant un 5e mandat du Président, appelant à un changement des mœurs politiques et à une dénonciation de la corruption, M. Merabet relève que ceux-ci se sont élargis, devenant difficiles à circonscrire, d’où la nécessité, estime-t-il, de « recentrer le débat » et de revenir à l’essentiel en termes de revendications.
Par ailleurs, et concernant la gestion des affaires du pays durant de très nombreuses années, l’invité de la Chaîne 3 souligne que celle-ci n’a que trop duré et qu’elle nécessite donc d’être prise en charge. Le président du SNPSP constate que parmi les responsables politiques ayant été à la tête de divers secteurs d’activité, et « que les Algériens ne reconnaissent pas », on retrouve notamment Abdelkader Bensalah, le président du Sénat, désigné comme chef de l’Etat, et Nouredine Bedoui, l’ancien ministre de l’Intérieur nommé à la tête du gouvernement. Il estime indispensable d’entreprendre une « opération de toilettage », estimant que changer de système devrait tout naturellement amener à changer de mentalité et de comportement. En ce qui concerne certains autres commis de l’Etat, il propose de « les laisser » en attendant une étape « plus apaisée et plus sereine » pour pouvoir aborder certaines questions qui ne sont, selon lui, ni essentielles ni urgentes.

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