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Le président de la SAP prévient sur les dangers

27 mai 2016 | 20:05
Lynda Louifi

L’automédication et la surconsommation de médicaments ne sont pas sans conséquence sur la santé des patients. Devant ce phénomène qui semble prendre de l’ampleur, les spécialistes ne cessent de tirer la sonnette d’alarme quant aux effets nuisibles de celui-ci sur la santé de nombre de malades.

Le président de la Société algérienne de pharmacie (SAP), le Dr Farid Benhamdine, qui s’exprimait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne, prévient des effets pernicieux de l’automédication et de la surconsommation de médicaments. « L’automédication, lorsqu’elle n’est pas rigoureusement contrôlée, peut s’avérer périlleuse chez certains patients », a averti le Dr Farid Benhamdine.

Des médicaments tels que des gels, des pommades, du sirop antitussif et autres comprimés pour soulager un simple mal de tête sont généralement servis sans problème, prétendant qu’il s’agit là d’un remède d’usage courant ne présentant aucun danger pour l’utilisateur.

Les spécialistes, par contre, ne cessent de tirer la sonnette d’alarme et appellent les gens à ne pas banaliser cette pratique, qui n’est pas sans danger. « Très souvent, des officines en arrivent à commercialiser des traitements, qui doivent obligatoirement être prescrits par un praticien, à des personnes qui en font la demande », a déploré le Dr Benhamdine.

Selon lui, cette situation s’explique par les « fortes pressions » subies par les médecins et les pharmaciens de la part des laboratoires de médicaments ; « des pratiques, pas très éthiques, destinées à pousser à la consommation contre un gain ».

Le président de la Société algérienne de pharmacie prévient par ailleurs des dangers que peuvent représenter des interactions médicamenteuses résultant de l’ingestion de deux ou plusieurs médicaments à la fois.

En plus, a-t-il ajouté, de bloquer l’effet d’un médicament par un second, ou encore d’en démultiplier les effets. « Cette interaction est susceptible de se traduire par des effets toxiques sur le malade », a-t-il mis en garde. L’intervenant a tenu à signaler qu’aux Etats-Unis, les interactions médicamenteuses sont considérées comme la quatrième cause de décès des personnes âgées. En Algérie, a-t-il rappelé, des études entreprises par le

Centre national de toxicologie ont relevé que 58,7% des consultations de malades l’ont été des suites d’interactions « négatives » de médicaments et, dans divers cas, entre ces derniers et certains compléments alimentaires courants ou plantes médicinales. Pour le Dr Benhamdine, ces problèmes de santé publique résultent de l’absence cruciale d’études scientifiques permanentes, seules à même de prévenir leurs effets pernicieux.

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