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Le président brésilien par intérim était un informateur des USA

14 mai 2016 | 18:54
Djamel Zerrouk

Le site WikiLeaks a annoncé avoir publié un document, selon lequel le président brésilien par intérim Michel Temer collaborait avec les services de renseignement américains.

Le document, disponible sur le site officiel, est daté du 11 janvier 2006. Il s’agit d’une information « délicate, mais pas secrète ». Le document porte sur la situation politique au Brésil après la réélection de Luiz Inacio Lula da Silva en 2006. ​

Par 55 voix contre 22 le Sénat a voté pour l’ouverture du procès en destitution de la présidente Dilma Rousseff. En vertu de la loi, une simple majorité de 41 voix était suffisante pour sa suspension. Les débats au Sénat ont duré environ 20 heures.

Il a été annoncé que la présidente avait ordonné de transporter ses effets personnels du palais présidentiel Planalto dans sa résidence privée sans attendre les résultats du vote. Accusée de maquillage des comptes publics en 2014, année de sa réélection, et en 2015 pour masquer l’ampleur de la crise économique, Mme Rousseff nie avoir commis un crime dit « de responsabilité » et dénonce une tentative de "coup d’Etat" institutionnel.

Elle avait annoncé qu’elle « lutterait jusqu’à la dernière minute de la seconde mi-temps ». Dilma Rousseff occupait le poste de président brésilien depuis le 1er janvier 2011. Héritière politique de l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, Mme Rousseff est entrée dans l’histoire en 2011, en devenant la première femme présidente du Brésil.

Le 12 avril, reprise par Reuters, Rousseff avait indiqué être victime d’un complot fomenté notamment par son vice-président Michel Temer, au lendemain du vote d’une commission parlementaire en faveur de sa destitution.

« Ils conspirent désormais au grand jour pour déstabiliser une présidente légitimement élue », s’était-elle indignée, évoquant un message audio que Michel Temer avait adressé la veille aux membres de sa formation, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), dans lequel il laisse entendre que cette destitution est acquise.

Le 1e mai dernier, lors d’un rassemblement avec les travailleurs, Dilma Rousseff a lancé : « Il ne s’agit pas d’un coup d’Etat militaire classique, comme par le passé. Avec des chars dans les rues.

C’est un coup d’Etat spécial. Maintenant, ils déchirent la Constitution du pays ». Sous un soleil de plomb dans le vieux centre de São Paulo, des milliers de travailleurs et de syndicats sont venus prêter main-forte à l’ancienne guérillera, au pouvoir depuis 5 ans. « Je suis venue vous dire que je vais résister.

Je vais résister ». Les militants criaient : « Dilma, guerrière du peuple brésilien ». Sous les slogans des militants, Dilma promettait : « Je vais résister, et je vais lutter jusqu’au bout ». On l’accuse d’avoir maquillé les finances publiques. Une accusation rejetée par Dilma Rousseff. 

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