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Le pouvoir d’achat des ménages à rude épreuve

26 août 2018 | 20:35

Cet été, à l’augmentation des prix qui n’en finit pas, s’ajoutent les dépenses incontournables de trois événements se suivant de près : les vacances, l’Aïd El Adha et bientôt la rentrée scolaire. Pour les ménages à revenu modeste, il n’est pas question de faire des économies.

Nombreuses cependant sont les familles qui viennent d’acquérir enfin un toit et sont obligées d’en payer les échéances. A cela se greffent les dépenses de l’été. Pour Hamid et ses trois enfants, pas question cette année de s’offrir des vacances comme il a l’habitude de le faire. Il allait régulièrement dans un village de toile sur la corniche de Bejaia passer avec sa famille trois semaines au bord de la mer. « Je suis resté chez moi dans la capitale pendant mon congé. Finalement, je ne le regrette pas, dit-il. Ici à Alger, il y a suffisamment de lieux de détente, la forêt à Baïnem, le bois des Arcades, Bouchaoui, les vastes espaces de plein air comme les Grands Vents, la plage comme les Sablettes ou El Kettani. », Il ajoute, se rappelant ses souvenirs d’enfance : « Au temps de la colonisation, les Européens d’Algérie passaient leurs vacances ici. Seuls quelques rares privilégiés allaient en France. Les plages étaient très fréquentées et les soirées d’été étaient vivantes avec les fêtes de quartier.

Alger mérite pour ses citoyens de vivre d’agréables vacances et je suis heureux de le faire », conclut Hamid. En restant à Alger, il a pu épargner l’argent du mouton. Comme pour la quasi-totalité des familles algériennes, le mouton de l’Aïd El Adha est obligatoire. C’est un rite dont on ne pourrait se dispenser. Certaines familles chanceuses, dont un membre travaille dans une grande entreprise, comme Sonatrach par exemple, bénéficient chaque année d’un prime du mouton. Ce n’est pas le cas pour la majorité et leur pouvoir d’achat a été rudement malmené cet été. Qu’importe, le mouton a été là pour ces familles et le rite du sacrifice a été respecté. En même temps, il a fallu pour la fête habiller les enfants de vêtements neufs sans oublier l’argent à leur donner pour s’acheter des friandises ou des jouets. Cela a été fait tant bien que mal.

C’est miraculeux. On dirait que la Baraka les suit et se place toujours à leurs côtés. Maintenant, c’est le tour de la rentrée ; elle s’annonce tôt pour cette année, programmée dans un peu plus d‘une semaine, le mercredi 5 septembre. Une dépense en moins pour les enfants qui pourront porter les vêtements neufs achetés pour l’Aïd El Adha. Cependant, pour l’achat des articles scolaires, le tablier, le nouveau cartable et les cours de soutien éventuels, on ne peut pas faire l’impasse. Ces ménages à revenu modeste arriveront-ils à satisfaire toutes ces dépenses ? Ce sera sans doute au prix d’emprunts, de crédits, d’avances sur salaire et d’une réduction sensible de leur niveau de vie, mais satisfaits d’avoir répondu à leurs obligations et cela, dans l’attente de jours meilleurs en faisant confiance à l’avenir.

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