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Le pétrole algérien frôle les 50 dollars

18 mai 2016 | 20:17
H. R.

Depuis quelques jours, les marchés et les bourses internationaux détectent un changement sensible dans les cours du brut. Partout, les experts sont sur le qui-vive, en tentant d’analyser les récents mouvements des cours et les expliquer, alors que les demandes de livraison et d’achat sont libellés pour le mois de juillet prochain.

En fait, le brent algérien a atteint un niveau qu’il n’a pas connu depuis six mois. Le seuil des 50 dollars n’est plus si loin, puisque le cours du Brent a atteint les 49,58 dollars le baril, alors que le WTI vient de grimper jusqu’à 48,42 dollars.

C’est un prix qui semble soulever quelques espoirs pour des pays mono-exportateurs des hydrocarbures, bien que cette fourchette ne soit guère satisfaisante pour leurs Etats budgétivores. Selon les experts, il existe bel et bien une tendance vers un rééquilibrage du marché pétrolier, alors que cette situation était annoncée pour l’année prochaine.

Cette tendance serait à l’origine de la remontée moins que prévue des cours, puisque on croit que la spéculation du marché est due à la conjonction de plusieurs facteurs plus que favorables, comme la série des interruptions de la production dans plusieurs grands sites d’extraction et les rapports prospectivistes effectués aussi bien par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) que la banque Goldman Sachs.

Ce sont les synthèses de ces deux institutions qui ont alimenté l’optimisme ambiant des marchés internationaux. L’AIE a prédit que la production des pays hors OPEP baisserait plus que prévu cette année de 800 000 barils par jour, alors que Goldman Sachs estime que l’excédent en pétrole qui était constaté sur le marché vient d’être complètement changé en déficit à partir de ce mois de mai.

Un marché déficitaire ? Cela veut dire que pour la première fois depuis plus d’un an et demi, l’offre est moins importante que la demande mondiale.

C’est une situation inédite, qui a surpris les analystes des cabinets financiers. Selon leurs explications, l’incendie gigantesque de Fort Murray au Canada a réduit de 1,2 million de barils par jour la production locale, alors que les installations pétrolières ont été épargnées, et que les attaques répétées au Nigéria, notamment dans le Delta du Niger, ont influé sur le volume de la production. Des chiffres officiels font état d’une chute de la production de ce pays de plus d’un million et quatre cent mille barils/jour.

C’est un malaise généralisé sur les terminaux pétroliers qui est constaté, comme en Italie avec la fermeture d’un site de stockage, en Libye où les blocages persistent, au Brésil avec un incendie spectaculaire, en Colombie avec des raids de groupes de bandits et des trafiquants, la maintenance qui dure sur les plate-formes norvégiennes en mer du Nord.

Pour les experts, cet ensemble de facteurs et des interruptions ont un impact direct sur la production mondiale, puisque on note une chute de plus de 3,3 millions de barils/jour. Plus ces facteurs durent et plus le rythme du rééquilibrage sera rapide.

Quoi qu’il en soit, les prévisions d’un second semestre avec un pétrole oscillant entre 45 et 50 dollars deviennent plus objectives, avant d’arriver à la fin de l’année 2017 à un baril plus cher qui pourrait bien dépasser les 60 dollars selon les experts de Goldman Sachs, considérée comme la plus pessimiste des banques sur les matières premières dans le monde.

Des prévisions qui pourraient bien changer encore en raison des perturbations géostratégiques, des tensions militaires et socio-politiques, notamment dans la région Moyen-orientale, en Iran, en Arabie saoudite, en Irak et ailleurs.

Pour les consultants internationaux, des surprises potentielles existent dans certaines régions et qui risquent encore d’influer sur les cours pétroliers, même si les économies mondiales, notamment asiatiques, continuent de vivre une certaine morosité, attendant une relance de la croissance et surtout un nouveau « réveil » des pays émergents.

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